<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833</id><updated>2011-12-29T02:01:02.137-08:00</updated><category term='Afrique du sud'/><category term='Mali'/><category term='autre'/><category term='Video'/><category term='Maroc'/><title type='text'>Histoires africaines et autres lieux communs</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>45</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2908813246177035750</id><published>2008-11-04T05:07:00.000-08:00</published><updated>2008-11-04T05:31:22.822-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>Virgule, pour que je pause, pour mieux poursuivre...</title><content type='html'>C'est une chanson malienne chantée par un albinos, une chanson qui  tourne dans ma tête comme une roue de vélo aux multiples réflecteurs; c'est une chanson sur laquelle les corps se côtoient et transcendent...&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;C'est un moment de volupté qui me remplit, comme si j'avais effacé les stigmates d'un passé encore récent.  C'est doux et limpide, enfin, comme si la renaissance tant souhaité suite à mon départ s'était produite.  Jacques Brault a écrit une phrase douloureuse mais porteuse de son autre penchant : plusieurs fois, je suis mort en plein dans ma vie.  Quant à moi, je vis une nouvelle fois.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Au fil des rencontres, au travail, ici sur le continent noir - qualificatif que je déteste car, au contraire, il s'agit en fait du continent le plus blanc, le plus lumineux - il y a cette magie qui opère comme un rouleau compresseur; chaque instant se frotte à l'indiscible, à l'émerveillement.  &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je touche le bois de la chance, comme ce N'Goni que je parcours des doigts et duquel j'extraie une musique enfantine, ne sachant pas en jouer.  Il y a aussi cette Kora aux 21 cordes qui m'accompagne et je pense à toi, mon frère Nicolas, lorsque tu en joueras.  Je touche le bois de la chance car je suis revigoré de vie et de folie.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Je m'emporte mais comme je mettrai bientôt un point final à ce récit électronique, je laisse mes phrases se comporter comme elles le veulent.  Elles le méritent bien après tout.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2908813246177035750?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2908813246177035750/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2908813246177035750' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2908813246177035750'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2908813246177035750'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/11/virgule-pour-que-je-pause-pour-mieux.html' title='Virgule, pour que je pause, pour mieux poursuivre...'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2836915262082138626</id><published>2008-10-09T06:19:00.000-07:00</published><updated>2008-10-09T06:22:05.653-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>Les cymbales de la fin</title><content type='html'>J’étais à demi conscient dans mon lit, transpirant d’humidité, je sommeillais d’étrangeté; soudain, la pluie est tombée sur la ville et les habitants se sont rués dans leur maison pour y trouver refuge.  Je me suis levé, déboussolé, et j’ai visité encore une fois mes repères d’ailleurs.   Dehors, dans la cours de la famille Sarr, le grand manguier a perdu l’un de ses bras, les eaux bamakoise coulent à l’extérieur de l’enceinte et envahissent les égouts à ciel ouvert.  Très vite, les rues ont été submergées par les torrents et la pluie a noyé un nombre incalculable de motocyclistes; je me suis promené dans ce dédale en riant et en faisant rire les habitants, j’étais tout de feu mouillé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon j’ai senti monter en moi les affres du paludisme; la fresque des symptômes, la même qu’à l’époque, m’a affaibli.  Il n’en fallait pas plus pour que je gobe des antipaludéens, ce fut tellement salutaire et le résultat est frappant : la forme m’est revenue, forte, doucereuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="center"&gt;***&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis quelques temps déjà, je pense à la fin.  La fin de ce blogue.  Voilà bientôt près de deux ans que je diffuse les histoires de mes péripéties africaines et que tous et chacun peuvent me suivre; aujourd’hui, alors que j’en suis à mon quatrième séjour en Afrique, alors que j’en suis à me demander ce que sera la suite de mon parcours, je me faufile dans un antre d’égoïsme et je relègue ces histoires pour un projet qui implique une démarche davantage personnelle, introspective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un mois, jour pour jour, je fermerai définitivement ce blog.  Il y aura une liste d’envoie éventuelle pour ceux qui voudront des nouvelles éparpillées.  Vous n’avez qu’à m’écrire d’ici là si vous voulez faire partie de cette liste d’envoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci à tous de m’avoir lu, sinon de m’avoir écrit... et au plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;François&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2836915262082138626?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2836915262082138626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2836915262082138626' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2836915262082138626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2836915262082138626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/10/les-cymbales-de-la-fin.html' title='Les cymbales de la fin'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-337542925089483424</id><published>2008-09-21T06:28:00.000-07:00</published><updated>2008-09-21T06:55:38.734-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>Dans le langage des yeux, tous les hommes parlent la même langue</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal"&gt;La moto roule, zigzagant à travers la route pour éviter les trous grands comme des cratères de lune.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;L’après-midi m’avait amené chez Yaya, dans sa nouvelle demeure à Samako, petit village situé à environ 20 kilomètres à l’ouest de Bamako.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Son fils Omar a grandi tout comme ses filles ; les rires fusent pendant les retrouvailles et c’est avec une joie certaine que je me retrouve au milieu de cette famille qui avait été un rai de lumière à Koulikoro.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;J’ai aussi été saisi d’une amertume non dissimulée lorsque Yaya m’a appris que les formateurs (il y avait Berthe qui n’était pas du tout intéressé, Mamadou et Yaya) ne sont plus à l’IPR de Katibougou.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Yaya, depuis l’obtention de sa maîtrise, est devenu professeur, Mamadou est parti au Canada et quant à Berthe, je n’en sais trop rien.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Bref, tout le matériel que j’ai amené, que j’ai mis en place, les documents que j’ai créés, les formations, les heures que j’ai données, et tout ce dont vous savez : six moi après mon départ, il ne reste plus rien ou sinon des ordinateurs et caméras qui dorment, un savoir envolé et l'arrière-goût d’un sirop amer dans la gorge que j’avale à petites cuillérées. &lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Sinon que dire de mon organisme d’accueil ?&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;C'est parfait; des petits cafouillages bien sur, des anicroches mineures d’ordre matériel, mais je touche du bois à toutes les minutes et je n’en reviens pas ; tout va pour le mieux et se matérialise, je fonce à pleine vapeur dans ce que j’accompli et ça me ravit ; mon énergie est contagieuse sur les membres de l’équipe et n’est pas simplement diffuse dans l’air.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je traverse le quartier ACI 2000 à Bamako, il est dix-huit heures et sans me presser, je roule un peu nerveusement afin de rentrer avant la tombée de la nuit.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Sur la grande route que je sillonne, des gens sont attroupés autour d’un accidenté ; les voitures tournent au ralenti, je regarde le blessé, il y a au moins une vingtaine de personnes autour de lui qui danse en criant, énervés par la circonstance.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Je demande au policier si un médecin est avec le blessé, il me répond que non, lui dit que je suis secouriste – il me demande d’aller prêter assistance au jeune homme couché.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Je m’approche rapidement tandis qu’on s’occupe de ma moto, je regarde rapidement les dégâts : la victime est en état de choc, le derrière du crâne est ouvert et un lambeau de peau s’en échappe, le sang gicle de partout, la jambe droite est également ouverte et un abondant saignement s’écoule du genou, il y a des contusions sur le dessus de la tête et des éraflures sur plusieurs parties du corps dont les mains et les bras.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Je regarde autour de moi et j’aperçois une bicyclette avec la roue arrière pliée en deux et une moto noir couché sur le côté.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Des policiers prennent des mesurent et après avoir demandé le prénom de mon interlocuteur éclopé, n'en pouvant plus de tout ce monde, je m’énerve.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Je cris d'écarter tous les gens autour de nous, que je ne veux plus voir personne sinon moi et l’autre secouriste avec le blessé ; un grand et gros balèze renfloue la foule sur le côté de la route, je fais connaissance avec mon nouvel ami mal en point, Broulaye, et mon nouveau collègue secouriste, Fabou.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Broulaye est en état de choc, il peut à peine répondre à mes questions.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Je devine une commotion cérébrale et je sais que dans ce cas, il faut faire en sorte que la victime ne s’endorme pas.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Après les présentations, je trouve un linge pour faire une pression sur la plaie et je lui parle, je ne cesse de le ramener à moi, je le regarde avec mes yeux bleus et je le fixe, je le somme de me regarder tandis qu’il ferme les yeux pour sombrer dans l’inconscience.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Une femme et un policier arrivent et tentent de questionner en bamanan le garçon afin d’obtenir un numéro de téléphone.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Mais le garçon ne répond pas et ferme les yeux ; je gueule au policier que ça ne sert à rien pour l’instant, je claque des doigts au-dessus du visage de Broulaye, il ouvre les yeux tandis que je répète « Regarde-moi Broulaye, on est ensemble Broulaye », il me regarde avec un semblant de sourire, Fabou lui dit que c’est bien de me regarder.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Par moment Broulaye s’excite, devient instable, bouge et comme j’ignore la graviter de son choc, je lui demande de ne pas bouger, il veut se lever mais il pourrait empirer son cas, on le maintient au sol avec précaution pour éviter des dommages supplémentaires.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;L’ambulance n’arrive pas et le temps, interminable, épuise mes forces.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Mais je continue et je fatigue de voir tout ce monde se mouvoir sous mes yeux pendant que la nuit tombe.&lt;?xml:namespace prefix = o /&gt;&lt;o:p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;Au loin les sirènes de l’ambulance résonnent et j’entrevois à travers la nouvelle affluence de curieux les gyrophares du véhicule.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Je demande à Broulaye de me regarder et lui sourit, lui dit que son calvaire achève et que les secours arrivent.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Ses yeux sont grands comme des boules de charbons et restent ouverts tout en me fixant.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Bientôt le véhicule s’immobilise et trois ambulanciers prennent le relais.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Tous me remercient et j’enfile ma bécane afin de rejoindre la case de la famille Sarr avant la noirceur.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Poussé par l’adrénaline, je sens que mes nerfs se relâchent rapidement.&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal"&gt;À quelques mètres de la maison, je me perds dans le quartier de Medina Coura.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;J’ignore comment rejoindre la maison.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Yakiya m’appelle, me rejoint, me ramène, petit poucet, jusqu’à chez lui. Épuisé, je mange un peu, bois beaucoup d’eau, prends une douche et m’étends sur mon lit pour un sommeil qui s’éternisera jusqu’au lendemain.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;Pendant ce temps, la pluie aura tombée en grande rafale, le muezzin aura chanté, des gens auront prié et mangé avant le crépuscule et un demi-tour de planète aura été complété.&lt;span style="font-size:+0;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-337542925089483424?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/337542925089483424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=337542925089483424' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/337542925089483424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/337542925089483424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/09/le-langage-des-yeux-tous-les-hommes-y.html' title='Dans le langage des yeux, tous les hommes parlent la même langue'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-7007828091453329141</id><published>2008-09-18T05:52:00.000-07:00</published><updated>2008-09-21T06:35:09.041-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>Arrivée et faits divers</title><content type='html'>Et c'est reparti, encore une fois...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'avion et à l'hôtel, la gravitation est battue par des moteurs à réaction, ça vole d'un peu partout - faut-il le rappeler - et le passage par Casablanca me couche sur un lit blanc.  Il y a une famille québécoise dans la trentaine qui m'accompagne avec deux enfants en bas âge - deux et cinq ans - et qui se trimballent jusqu'au Burkina Faso pour un séjour d'un an. C'est merveilleux cette chance et cette liberté qu'une famille se donne : la découverte, l'ailleurs, la rupture de la routine, le balancement des valeurs.  Alors je pense à eux et je les jalouse un peu d'être sur la même longueur d'onde; je sais bien, c'est pas pour tout le monde mais quand même, si des enfants le peuvent pourquoi pas des adultes.  Faiblesse quand tu nous tiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cette arrivée, seul à Bamako, sans personne pour me recevoir, tout cela causé par une mauvaise communication, ça agrémente le tout à trois heure du matin.  J'appelle Al Assane, prends le taxi et m'endors sur mes anciens draps que j'avais offert à mon ami malien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon ça va avec ma famille; ce n'est pas réellement une famille, je suis plutôt dans une case à plusieurs familles avec une chambre et Yakiya qui dort dans le salon.  C'est correct, je mange bien et le gars est super cool; bémol, la mosquée tout juste (vraiment tout juste!) à côté et le muezzin qui se défait la gorge chaque matin à 4 heures dans son haut-parleur; il me réveille souvent en sursaut - je suis loin des ânes et coqs de Koulikoro qui pratiquaient chaque soir un récital sous la tutelle des grillons.  Sinon j'ai une douche et une toilette avec cuvette (génial - je suis pas un fervent du trou ou de la toilette turc, même si je sais faire avec; à la limite je préfère un tronc d'arbre pour m'adosser avec de la végétation verte autour).&lt;br /&gt;La famille est grande est c'est bon; ils sont des dizaines de gamins à me regarder avec des billots dans les yeux et j'adore ce retour, les femmes de la famille veulent toutes me donner une mousso histoire que je sois moins seul et c'est un plaisir de les voir sourire quand je leur dis que je suis célibataire; Yaki est trop gentil et s'occupe bien de moi et ici, à AJA-MALI, ils sont super motivés et compétents.  Ça change de ce que j'ai vécu à Koulikoro, sincèrement.  Et j'adore Bamako.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai aussi une moto, une belle Yamaha-100 et la conduite est folle ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la saison des pluies et je me suis fais prendre comme un gamin : j'ai enlevé l'élastique dans mes cheveux et je me suis promené dans les rues inondées d'eau, de déchets, de terre rougie et je riais avec les gens qui me regardaient, abrités dans leur gargotte de fortune, le sourire aux lèvres d'apercevoir un toubab détrempé; moi ça ne me dérangeait pas c'était même bon cette pluie avec cette chaleur dans cette ville-fournaise.  Je me suis perdu dans le dédale des rues et je questionnais les sous-abris afin de savoir où se trouve la case de la famille Sarr.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout bouge rapidement, plus que je ne l'espérais.  Je suis maintenant certain d'avoir fait le bon choix en revenant en terre malienne...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-7007828091453329141?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/7007828091453329141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=7007828091453329141' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/7007828091453329141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/7007828091453329141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/09/arrive-et-faits-divers.html' title='Arrivée et faits divers'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2707043174703949340</id><published>2008-08-04T06:27:00.000-07:00</published><updated>2008-08-04T07:20:57.190-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA COLLECTE DE FONDS</title><content type='html'>Dans le cadre de mon prochain voyage, je dois effectuer une collecte de fonds. L'objectif initial est de 2000$.&lt;br /&gt;Si vous désirez encourager la coopération et la poursuite des objectifs du CCI (Carrefour Canadien International), n'hésitez pas à faire un don en mon nom sur le lien suivant :&lt;br /&gt;&lt;a href="https://secure.jmgsolutions.ca/cci/french/personalpage.asp?cid={4288D4C8-FA6F-4EDB-AA16-307A450E663A}&amp;amp;pid={7A0DFE27-64FD-4506-B63D-BD7701787659"&gt;https://secure.jmgsolutions.ca/cci/french/personalpage.asp?cid={4288D4C8-FA6F-4EDB-AA16-307A450E663A}&amp;amp;pid={7A0DFE27-64FD-4506-B63D-BD7701787659&lt;/a&gt;}&lt;br /&gt;Ces argents permettront la poursuite de projets de développement dans différents pays d'Afrique et d'Amérique du sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour chaque don de 20$ et plus, un reçu à fin d'impôt vous sera transmis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci beaucoup pour votre générosité et vos encouragements!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2707043174703949340?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2707043174703949340/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2707043174703949340' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2707043174703949340'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2707043174703949340'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/08/la-collecte-de-fond.html' title='LA COLLECTE DE FONDS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-6859958880039401731</id><published>2008-07-16T16:00:00.000-07:00</published><updated>2008-07-16T16:12:54.861-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>MALI -  Le rebondissement</title><content type='html'>Après plusieurs péripéties administratives, après délibérations des juges du hasard et de l'ACDI, je retourne au Mali où je travaillerai principalement à Bamako et à Bandiagara, en pays dogon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le départ devrait être confirmé dans les prochaines semaines pour la fin du mois d'août. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je recommencerai mes histoires africaines, agrémentées cette fois de lieux communs, mais aussi d'articles divers que j'écrirai au prorata de mes expériences.  Mon blog prend une nouvelle tangente, celle du journalisme électronique.  Malheureusement, et pour des raisons de connectivité, je ne pourrai présenter mes reportages directement sur le Web, à moins que je trouve une connexion digne de ce nom.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au départ, lorsque j'ai débuté ce blog, j'ignorais quelle importance il auraît; je voulais laisser une trace pour ceux qui voudrait me suivre, à distance.  Je me rends compte que ce blog est devenu une petite mine d'informations, d'hyperliens et de récits.  Et plus encore, il est devenu une carte de visite.  Je désire maintenant lui donner une nouvelle dimension, davantage informative. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous passez par ici, vous aurez toujours un peu de soleil.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-6859958880039401731?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/6859958880039401731/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=6859958880039401731' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/6859958880039401731'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/6859958880039401731'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/07/mali-le-rebondissement.html' title='MALI -  Le rebondissement'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-939508704689874859</id><published>2008-06-04T12:25:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T15:01:48.693-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>PROCHAIN DÉPART</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il fait frais, les nuages du Québec sont à la berceuse. Dans les rues de ma ville, je regarde autour de moi et déjà, comme je le croyais à mon retour du Mali, le prochain départ se profile et s'approche à grand pas de dromadaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prochain pays que mes pas fouleront est le Niger. Je séjournerai principalement dans la ville de Niamey. Je travaillerai pour le CCI (Carrefour Canadien International) en coalition avec un ONG nigérien pour la promotion et la diffusion de matériel vidéographique existant; je formerai des personnes ressources en vidéo et j'assisterai la production de divers projets vidéos. Les détails du mandat ne sont pas encore définis mais je devrai effectuer un travail connexe au Mali et à l'Afrique du sud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes impressions sont vagues, comme si j'étais sur un fil d'incertitude; je suis à la croisée des chemins, et la prochaine voie dictera un tracé pour un temps indéterminé...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-939508704689874859?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/939508704689874859/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=939508704689874859' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/939508704689874859'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/939508704689874859'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/06/prochain-dpart.html' title='PROCHAIN DÉPART'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8892974847552237603</id><published>2008-03-31T08:57:00.000-07:00</published><updated>2008-06-17T15:59:48.700-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Video'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>BETA</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J’ai pris trois semaines avant d’écrire ces quelques mots. Je devais prendre le temps de me mettre en perspective je crois. Prendre le temps de panser des blessures ou, du moins, de les recouvrir brièvement d’un voile de soie. Le retour est un abîme d’espoir. Un abîme car j’aime. J’aime à m’en déchirer les yeux, à en déchiffrer les astres. Un abîme porteur d’espoir car le prochain départ, déjà, se faufile dans l’horizon et se rapproche. Je le sens au fond de moi comme un funambule qui rêve de sommeil sans marche, sans réveil, hors du lit. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mes derniers moments à Bamako furent magiques, sublimes; ma rencontre de fin de mandat avec le partenaire émotive, belle, satisfaisante. Je suis parti couvert de cadeaux, les rires dans la bouche et la crainte du retour au creux du ventre. Je pense à tous et je les remercie. Je vous offre un grand bouquet de syllabes et de consonnes. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai regardé tous les messages de mes précédents voyages. J’ai reculé dans le temps en relisant les courriels de ceux qui m’ont écrit : je fais le compte à rebours des pays traversés depuis trois ans, de ceux et celles qui m’ont accompagné durant, de ceux et celles qui ont simplement traversé ma route. De ceux et celles qui l’ont quittée. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;C’est étrange cette sensation de retour en arrière que j'éprouve, cette sensation d’avoir déjà vécu ce présent qui s'offre à moi; d’avoir ressenti le tressaillement dans tous les membres. On dirait que le cycle des histoires se répète et qu’il prend sa source dans un lac gelé, au nord des pays de neige. Revenez me voir un peu plus tard. D'ici quelques mois. Peut-être que je n’y serai plus. J’écouterai cette musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="350" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.tagtele.com/v/18307"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.tagtele.com/v/18307" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="350"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8892974847552237603?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8892974847552237603/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8892974847552237603' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8892974847552237603'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8892974847552237603'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/03/beta.html' title='BETA'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-1671238166513513757</id><published>2008-02-28T08:55:00.000-08:00</published><updated>2008-08-12T10:59:07.550-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>BAMAKO, ET LA FIN</title><content type='html'>&lt;div&gt;La ville de Bamako s'est offerte comme une paisible demeure. J'ai quitté Katibougou pour me ressource&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKGMuIHZUZI/AAAAAAAAAaI/BtUKw3gzyT8/s1600-h/enfantsyaya.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5233618966061601170" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKGMuIHZUZI/AAAAAAAAAaI/BtUKw3gzyT8/s400/enfantsyaya.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;r, pour prendre une distance, pour faire le point. Et pour réfléchir à l'avenir. J'ai perdu la racine de mes envolées avec ce voyage. J'ai aussi perdu celle qui, boîteusement, accompagnait mon chemin depuis les quatre dernières années. Le lanceur de coris m'avait affirmé qu'une surprise, bonne ou mauvaise, m'attendrait à mon arrivée. Voilà, c'est arrivé. Maintenant je ne vole plus, je nage dans un nouveau crystal. &lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKHPWfDLCyI/AAAAAAAAAaQ/D-MlG0HsIMw/s1600-h/francoismafeya.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5233692227180104482" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKHPWfDLCyI/AAAAAAAAAaQ/D-MlG0HsIMw/s320/francoismafeya.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis heureux de ce que j'ai accompli, et j'aimerais avoir vos impressions sur ce blog, savoir s'il vous a fait vibrer, si vous avez voyagé un peu, avec moi, à travers mon périple. Ecrivez-moi vos commentaires, votre appréciation! Ca me fera un plaisir immense!&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-1671238166513513757?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/1671238166513513757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=1671238166513513757' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/1671238166513513757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/1671238166513513757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/02/bamako-et-la-fin.html' title='BAMAKO, ET LA FIN'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKGMuIHZUZI/AAAAAAAAAaI/BtUKw3gzyT8/s72-c/enfantsyaya.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-4064185654516560644</id><published>2008-02-13T08:48:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:20:57.090-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA ROUTE, MOPTI, DJENNÉ</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdW0x8pKI/AAAAAAAAAXg/DK2oBHMbpxo/s1600-h/MOPTI.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212878477899637922" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdW0x8pKI/AAAAAAAAAXg/DK2oBHMbpxo/s320/MOPTI.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdib3crLI/AAAAAAAAAXo/rkoZNsiIPOw/s1600-h/SOLEIL.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212878677370252466" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdib3crLI/AAAAAAAAAXo/rkoZNsiIPOw/s320/SOLEIL.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le goudron surchauffe les roues de l’autobus qui roule dans l’air de la nouvelle saison sèche. L’harmattan timide souffle mais la chaleur refuse de s’enfuir; la route, au travers des villes et villages, amène son lot de paysans, de poissons frits, de bananes plantains et d’attentes. Quant au reste, je n'en sais trop rien et je préfère vous écrire des images de Mopti et de Djenné... &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/R7MRvS4o2GI/AAAAAAAAAQQ/7KnvgpBeIYI/s1600-h/SOLEIL.GIF"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/R7MJpS4o2BI/AAAAAAAAAPo/k3KtnstSU_k/s1600-h/MOPTI.GIF"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/R7MKaS4o2CI/AAAAAAAAAPw/BLm9WyaZKqs/s1600-h/MOSQUE.GIF"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/R7MN2C4o2FI/AAAAAAAAAQI/7xI-p8vTcNM/s1600-h/berge-mopti.gif"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdtO4XB5I/AAAAAAAAAXw/wgBMqGE32Aw/s1600-h/MOSQUE.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212878862862976914" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" height="171" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdtO4XB5I/AAAAAAAAAXw/wgBMqGE32Aw/s320/MOSQUE.png" width="250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a longtemps que j'aurais dû voir ce qui se tramait dans les mythes et légendes du Mali. Je suis maintenant masqué et le sor&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdP36SaXI/AAAAAAAAAXY/0lWlMNihCfA/s1600-h/berge-mopti.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212878358480841074" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdP36SaXI/AAAAAAAAAXY/0lWlMNihCfA/s320/berge-mopti.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t est conjuré.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-4064185654516560644?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/4064185654516560644/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=4064185654516560644' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/4064185654516560644'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/4064185654516560644'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/02/la-route-mopti-djenn.html' title='LA ROUTE, MOPTI, DJENNÉ'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfdW0x8pKI/AAAAAAAAAXg/DK2oBHMbpxo/s72-c/MOPTI.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-143642658655533552</id><published>2008-02-02T08:42:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:20:57.350-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA PATIENCE SILENCIEUSE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Katibougou se couche dans son terrier d’étoiles et tandis qu’une masse fait rage dans ma demeure et que l’électricité demeure absente, je scrute à la chandelle les mots écrits par Ahmadou Kourouma. À travers le chant des grillons, des oiseaux multicolores, dans les plaintes des ânes fatigués, je tente de trouver le sommeil. Le vent se lève, souffle le sable à travers mes fenêtres quadrillées de moustiquaires. Une couche épaisse de poussière atterrie sur le plancher et les meubles. Je m’endors sur un matelas trop mou; mon corps s’enfonce dans la mousse et courbaturé, je tombe de fatigue, souffle la bougie, mi-inerte et mi-conscient. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le matin, paradisiaque, illumine une heure magique où le soleil n’en finit plus d’éblouir. Je me réveille, transi, dépossédé de mes rêves, et je me remémore la nuit. Dans l’oubli, je pense à elle, à elle qui loin, me pense, à elle qui existe dans un tourment de songes. Et je marche, je boîte, alourdi par une blessure, et j’ouvre la porte et respire l’air du réveil. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dernièrement, des gens&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/R6R15yGQXVI/AAAAAAAAAOg/Cj2eG2ECx7I/s1600-h/femmemarche.gif"&gt;&lt;/a&gt; se sont ra&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfbw5ogr1I/AAAAAAAAAXI/y8i_HWiyJe0/s1600-h/femmemarche.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212876726855577426" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" height="273" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfbw5ogr1I/AAAAAAAAAXI/y8i_HWiyJe0/s320/femmemarche.png" width="277" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ssemblés autour de moi. Autour de mon rapport. Et j’ai compris. J’ai compris l’étrangeté. L’étrangeté de l’ambiguïté. Et j’ai décidé de perdurer, de persister. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais éclater en sanglot, éclater d’amertume. Je voudrais exploser comme une oraison de feu. Mais je suis au Mali, là où l’existence se déconnecte du canevas dans lequel normalement je cours, je quantifie. Ma logique même est remise en question, mon système de valeur totalement remanié. Je rationalise l’impossible, deviens abstrait. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pouvez-vous voir ce que je vois? Pouvez-vous comprendre ce que je vis? Pouvez-vous élucider le mystère de l’acculturation? Depuis 5 mois maintenant je suis ici et je commence à comprendre. Vous savez ce que les gens disent de moi? Que je suis hyper-intégré, que je suis connu de tous et chacun, que je suis un bourreau de travail, que j’accomplis un boulot extraordinaire. C’est ce &lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/R6R0HyGQXSI/AAAAAAAAAOI/YRxAdwxmSMc/s1600-h/moi.gif"&gt;&lt;/a&gt;qui se dégage de ma dernière réunion. Je crois que je n’ai pas encore le rythme du travail ouest-africain. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je suis ivre. Ivre de la vitesse lorsque je roule en bécane, ivre des pastèques, ivre de solitude. Malgré le constat positif de ma présence, je perturbe l’incommensurable, le déstabilise. En moi naît la singularité de vivre, la compréhension de l’autre, de ce que je ne suis pas e&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfb4jckouI/AAAAAAAAAXQ/bV7Ur6-mrBU/s1600-h/moi.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212876858338878178" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfb4jckouI/AAAAAAAAAXQ/bV7Ur6-mrBU/s320/moi.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;t de ce que l’autre est. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et enfin, comme le cordoua africain, je vous laisse sur ces proverbes : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Si tu entends le bruit des grillons dans ton sommeil, le réveil est proche.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;À trop vouloir l’accomplissement, on finit par perdre le but premier. &lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;L’âne n’est pas bête car il vit sa vie d’âne ; l’homme, quant à lui, l’est.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-143642658655533552?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/143642658655533552/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=143642658655533552' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/143642658655533552'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/143642658655533552'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/02/la-patience-silencieuse.html' title='LA PATIENCE SILENCIEUSE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfbw5ogr1I/AAAAAAAAAXI/y8i_HWiyJe0/s72-c/femmemarche.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-3058249076177286442</id><published>2008-01-17T08:40:00.000-08:00</published><updated>2008-06-17T08:41:49.837-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA TRANSPARENCE DU MALAISE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Janvier se réchauffe comme un bruit de pluie qui tombe sur la neige et se mélange à la glace pour irriguer la terre. Ici, dans ma retraite, j’attends. J’attends que les silences deviennent paroles, j’attends que le temps passe, j’attends que les choses se meuvent.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Noël a été fou et différent; le jour de l’an calme et enivré, et depuis la lune croissant je regarde et espère que tout s’arrangera.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai pondu un œuf duquel éclot un rapport. Ce rapport, une fois entre les mains des personnes concernées, ne fut pas très apprécié. Mes liens cordiaux avec les gens de l’IPR/IFRA se sont effrités comme une herbe sèche et malgré mes recommandations, les cours que je dispensais ont été suspendus et depuis maintenant plus de deux semaines je n’ai aucun contact avec eux. Je suis à produire plusieurs documents pédagogiques, des didacticiels, des tutoriaux afin qu’après mon départ, des traces subsistent. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’attends. J’attends un homme du CECI qui arrivera de Montréal. J’attends aussi que tout se règle, mais le moral ni est plus, et la motivation encore moins. Je ne sais pas si de dois écrire cela, si je n’extrapole pas un peu, mais il me semble que tous les événements qui se sont déroulés depuis mon arrivée, toutes les anicroches qui obstruent mon chemin, s’accumulent et causent une commotion de frustrations dans ma tête. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les gens qui viennent me visiter me demande comment je passe le temps ici, seul. Benoît m’a dit qu’il boirait tout le temps. J’ai demandé à Sidimoctar si des stagiaires ou coopérants avaient déjà habité seul comme ça. La réponse fut négative. Je savais que ce serait un défi. Mais à six semaines de la fin, je constate déjà que j’aurai réussi à combattre l’adversité. À m’affranchir de la solitude, de la maladie, des contraintes et des difficultés professionnelles rencontrées. J'ignore l'étendue des apprentissages que j'ai effectués; mon point de vue est trop interne et un recul me semble nécessaire pour prendre conscience de ce vécu. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je couvre la nostalgie. La nostalgie de l’Afrique du sud. Contexte différent, certes, mais un respect inimaginable de ma personne de la part des personnes que j’ai côtoyées. Pourquoi j’en parle? Parce que maintenant, un autre stagiaire d’Alternatives est là, pour GIWUSA, et que grâce à mon expérience, ce partenaire pourra grandir à travers les nouvelles technologies. Je parle de respect. Je parle de respect car j’ai l’impression qu’on s’est fichu de moi. Qu’on m’a leurré, berné. Que tous les sorciers et les marabouts ont conjuré leurs sorts vers moi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;                                                                                        ***&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans un maquis de Koulikoro-Bâ, deux toubabs boivent une bière avant de prendre la route pour Sanankoroba. Un Malien dépose sur la table un jeu de Khori. Les Khoris sont des coquillages qui parlent de l’avenir. Les toubabs paient un verre au farafi et à son traducteur. Le lecteur d’avenir brasse les coquillages, parle, palabre. L’un aura beaucoup d’argent, il est venu ici pour apprendre la souffrance. Il est d’une famille de quatre, sa mère ne veut plus qu’il parte car elle s’ennuie. L’autre est entouré de femmes, est un tombeur, un beau parleur. Il reviendra au Mali. Y prendra femme. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le jeu est beau, magnifique. Les toubabs écoutent, rient. Il paraît que les Khoris ne mentent jamais. C’est une belle histoire qui demeure une histoire.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et ça, pour ce que ça vaut, est la raison pour laquelle je persiste et signe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-3058249076177286442?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/3058249076177286442/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=3058249076177286442' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3058249076177286442'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3058249076177286442'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/01/la-transparence-du-malaise.html' title='LA TRANSPARENCE DU MALAISE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8311028959847582698</id><published>2007-12-24T08:35:00.000-08:00</published><updated>2008-06-17T08:38:38.589-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA VALSE DES SORTS</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le sorcier, debout, appuyé sur un long bout de bois, danse autour du feu et appelle les dieux du ciel et de la terre et la lune, en forme de croissant inversé, donne sa lumière et sa force dans la main du lanceur de sorts qui expirent une incantation diabolique. Le feu s'embrase et les dunes de sables de Tombouctou crachent des tissons et des spirales de lumières rejoignent les étoiles pour s'éteindre dans la douceur des rêves. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans une villa de Katibougou, le sort du sorcier arrête son chemin. Il traverse le corps d'un toubab qui passait par là, sans savoir que ce sort, destiné à un autre, l'avait frappé, lui, l'étranger, et qu'une valse d'aventures parsèmeraient sa route durant son voyage. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans les villages et les villes, on parle aujourd'hui du mythe de Dji qui traversait les malchances comme les piroguiers traversent le fleuve. On parlait de scorpion rouge, de malaria brune, d'infections multicolores et la dernière nouvelle, venue d'on ne sait où, évoque un accident de moto à la tombée de la nuit, la veille de la Tabaski, dans un internat quelque part perdu dans les méandres de Katibougou. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L'homme s'est engoufré dans une bouche d'égoût à ciel ouvert, le ciel lui est tombé alors sur la tête, et le genou s'est coincé entre un mur de béton et la moto; des erraflures ont pris vie et le sang s'est déversé à petites lampés sur sa langue, sur ses mains, son coude, sa cheville et son genou. Des dizaines de personnes se sont réunis et chantaient autour de lui dans une langue inconnue; la glace de l'hiver a amoindri la douleur et tout à coup la folie l'a pris, couché sur une civière, à délirer sur l'incroyable sort qui le poursuit, lui, à lier dans son fou rire, à n'en pas revenir des hasards de l'existence et à se dire qu'il aurait un trop plein d'histoires à raconter pour ses vieux jours. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;                                                                                 ***&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, veille de Noël, j'écris à celle que j'aime, j'écris à mes parents et mes amis que je vous lance un sort d'amour, quelque chose qui n'est pas simplement douceureux, simpliste, et je vous souhaite de Joyeuses Fêtes dans la chaleur de vos foyers. La distance me rapproche de vous dans ces moments de réjouissance. Et je me réjouis de ma vie. Ne vous inquiétez pas pour moi, plus j'en ai et plus j'exhalte.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8311028959847582698?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8311028959847582698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8311028959847582698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8311028959847582698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8311028959847582698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/12/la-valse-des-sorts.html' title='LA VALSE DES SORTS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-3757678987926865720</id><published>2007-11-26T08:30:00.000-08:00</published><updated>2008-06-17T08:32:27.433-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA LATENCE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Il ne se passe rien. Rien qui vaille la peine d’être écrit. Depuis maintenant plus de 60 jours, Katibougou et l’Institut sont paralysés par la grève des professeurs. Contrairement à l’Afrique du sud, cette grève se déroule dans le calme et un certain laxisme, sans manifestation, sans cris, avec une colère sourde au creux de la conscience; depuis 5 ans déjà les professeurs sont sans convention collective, les augmentations salariales impayées, des sommes importantes oubliées, des familles lésées.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mon mandat est figé par la glace de l’ineptie. Mme Mercy me dit pourtant que j’avance, que je suis productif. Pourtant, plus j’avance et plus je recule. Ça ressemble à l’aéroport d’Amsterdam, alors que j’essayais d’avancer comme un gamin sur un tapis roulant. Il y avait des gens devant moi qui voulaient passer et qui semblaient médusés et frustrés de ma petite folie. Et moi je riais, disais pardon avec mon accent bien modelé, et j’essayais de me faufiler tant bien que mal à travers les gens jusqu’à ce qu’une gamine me regarde en rigolant. Elle voulait m’imiter, je le voyais. Elle voulait s’amuser. Ce jour-là, ma journée a été bien remplie.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;J’ai décidé de faire des portraits. Des portraits de gens que j’ai rencontrés et qui font des métiers fascinants. Mercredi je suivrai Ousman durant la journée. C’est mon mécano. L’homme-moto qui boite. Sa gentillesse n’a d’égal que son talent à reconnaître les pépins sur une machine à deux roues. Mercredi, caméra à la main, je commence à m’amuser. Il y a aussi les ramasseurs de gravier sur le Niger, les vendeurs, les gamins, les aveugles et les femmes entourées d’enfants; je ne manque pas de sujets. À défaut d’obtenir des entrevues, à défaut de rencontres, j’aurai des protraits.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les trois dernières fins de semaine, j’ai reçu des visiteurs. D’abord trois femmes du CECI. Ensuite Yves, Pascale et Clotilde. Et dernièrement Al Assane avec sa copine. Chacune de ces visites m’a épuisé. D’abord une rechute, puis un malaise et maintenant la grippe. Mon corps a considérablement maigri, je suis affaibli même si je mange davantage, et puis j’ai tenté de retrouver la forme avec quelques exercices mais finalement j’ai tout laissé tomber; je crois que cette perte de poids est la cause dans mon dérèglement. Le docteur soupçonne une mononucléose et même si mes tests furent négatifs, je devrai éventuellement songer à les refaire afin d’avoir un deuxième résultat. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Rien est quelque chose. Je dis rien mais c’est tout. Il y a de la frustration. Oui, j’ai beaucoup de frustrations; elles provoquent des tumultes, de l’insomnie. Depuis Markala. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Noël arrive. Benoît me propose Mopti, Tombouctou. Rien de couler dans le béton. Je suis plutôt de marbre. Et puis zut, je vais parler de lui un peu. Je lui dois bien. Je suis jaloux de lui. Jaloux de sa forme, jaloux de sa résistance, jaloux du fait qu’il se goinfre dans n’importe quelle famille, qu’il boit n’importe quelles eaux et qu’il n’est pas malade, jaloux de le voir en mouvement alors que je suis plongé dans un immobilisme involontaire, jaloux de sa chance mais heureux de le savoir ainsi. Est-ce vraiment une jalousie? De l’envie. Tombouctou Benoît? Si le corps me le permet. Je ne voudrais pas être un fardeau. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Désolé, le message est moins enjoué. Il ne peut pas pleuvoir tout le temps. Ici, il ne pleut presque jamais.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-3757678987926865720?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/3757678987926865720/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=3757678987926865720' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3757678987926865720'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3757678987926865720'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/11/il-ne-se-passe-rien.html' title='LA LATENCE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2497582158383183753</id><published>2007-11-13T08:27:00.000-08:00</published><updated>2008-06-17T08:29:30.247-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA CONVALESCENCE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le crépuscule tombe sur les arbres où des oiseaux aux plumes bleu argenté chantent le repos du soleil et l’heure magique, orange et diffuse, envoie ses derniers faisceaux dans mes yeux avant que l’orchestre symphonique des grillons entame son concert nocturne. Je balance les yeux sur les lignes de mon livre et je respire l’air katibougois qui me procure un paisible sentiment de paix. Du fond de ma brousse, entouré de mantes religieuses, de moustiques, de lézards et de serpents, la plénitude du repos alimente mes forces qui reviennent peu à peu, revitalisées par cette hargne soudaine qui m’abrite. La nuit m’endort comme un insomniaque qui rêve de sommeil sans fin. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Koulikoro est un paradis, avec ses mythes et ses légendes, avec ses grottes et sa pierre sacrificielle, et le Niger qui berce la ville profite de son retrait pour voir les gens s’approprier les berges et l’eau, sablonneuse, crée des remous sur les nouveaux jardins. Sur la route qui mène à Katibougou, d’énormes platanes forment un couloir d’ombres où la sérénité empoigne le voyageur fatigué du chemin parcouru. Je suis ici, cavalier seul, profitant de chaque coup d’œil, de chaque sourire et, comme un paysan, je prends la terre rouge entre mes doigts pour en sentir l’odeur. Cette odeur, c’est celle de l’Afrique rurale, éloigné des grands centres urbains, du brouhaha incessant des crieurs de rue, des enfants pieds nus qui vont, canisse à la main, quémandant quelques pièces pour se nourrir, pour vivre. J’inspire la profondeur de cet air fluvial qui me frappe en plein visage et je pense aux plaines d’Abraham, l’hiver, lorsque sur le toit de mon monde je cris à m’en époumoner pour montrer à l’infini que j’existe.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Mon père m’a écrit que je devais prendre du répit. Ce répit, je le prends avec une cuillère et l’avale comme un soupe chaude et réconfortante. Je me prélasse le matin dans mon lit et le temps, intemporel, ne s’impose pas, tapit dans sa demeure africaine. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il n’y a d’autre repos que celui de l’abandon. L’abandon dans les joies de la paresse. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2497582158383183753?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2497582158383183753/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2497582158383183753' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2497582158383183753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2497582158383183753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/11/la-convalescence.html' title='LA CONVALESCENCE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-4462278281984283797</id><published>2007-11-08T08:23:00.000-08:00</published><updated>2008-06-17T08:25:46.066-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LE SONGE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;L’autobus qui effectue la liaison entre Koulikoro Ba et Bamako surchauffe et la tôle, illuminée de soleil, devient un panneau solaire qui chauffe l’air que respire les passagers. Des enfants pleurent, des femmes et des hommes discutent et parmi les occupants du véhicule, D’Tji scrute le paysage. Il arbore des lunettes fumées et une casquette. Ses bras sont couverts de sueur, il pense, il rit, il songe. Il devient le Monsieur Songe du roman de Robert Pinget; il s’écarte et part à la conquête de ses aspirations. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La route est longue, les arrêts fréquents. Les vendeuses ambulantes assaillent les voyageurs qui gueulent des prix, quémandent des tomates et des pastèques. À la fin de l’après-midi, Bamako ouvre ses portes et sa folie, son trafic incessant, sa poussière et sa chaleur de mère. D’Tji retrouve avec une joie avouée Boa monté fièrement sur sa monture argentée qui grogne d’impatience de prendre sur sa selle le second motocycliste. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le soir Boa et D’Tji boivent dans un bar accompagnés d’amis, ils rigolent et la complicité s’installe. La nuit est déjà trop longue que la fatigue les prend dans ses mains et le goudron devient le sentier qui les mène aux confins du sommeil. Une halte pour se reposer et manger le mouton rôti. Tout porte les deux hommes vers le repos; l’estomac rempli, l’ivresse et le dur labeur de la semaine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, levée tranquille, visite du marché central. Le soleil mitraille, la chaleur s’empare de D’Tji et le consume tranquillement. Il fatigue, il ressent la lourdeur de vivre dans ses jambes. Le soir la chaleur le secoue; il tombe comme une feuille d’automne et la nuit durant il aura des sueurs, de la fièvre, des courbatures et un étau prendra sa tête pour la compresser jusqu’à la douleur. Le lendemain, après la blancheur de la nuit, il éclate devant Boa, se dirige dans la salle de bain, se regarde dans le miroir; il explose d’angoisse, de lassitude, de fatigue et le sel de sa sueur abondante se mélange au sel de ses larmes. Malgré tout, il part à la gare et achète un billet de retour pour rejoindre ses terres, à Katibougou.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Derrière les lunettes fumées de D’Tji, les yeux s’embuent d’un large filet d’eau poissonneuse. La gorge, maintenant douloureuse, se noue d’émotion et d’enflure et les ganglions forment deux masses opaques de chaque côté du cou. Il appelle Boa. Boa lui conseille de contacter la doctoresse Guindo. Il téléphone. Prend un taxi. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;À la clinique Guindo, dans une petite salle, un homme fait plus de quarante degrés de fièvre. Il n’en peut plus de se retrouver ainsi; il maudit, jure et l’orgueil qui le tenaille éclabousse la température de la ville, sa piètre condition, sa désinvolture, sa faiblesse, il s’embrase de fièvre, de rage et de délire. Devant l’état du patient, le professeur Guindo prescrit une kyrielle de perfusions intraveineuses dont un calmant pour soulager le malade. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’abord on soupçonne une infection, puis une mononucléose. Puis l’interrogation. Surplus de fatigue? Mauvaise gestion du repos nécessaire à la convalescence? Tout y passe. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;L’après-midi suivant la doctoresse Guindo entre dans la chambre de D’Tji et s’assoit. Elle le sermonne, le questionne. Il doit faire preuve d’humilité dans la maladie et accepter une période de rémission. Il doit accepter qu’il n’est qu’un humain, pas une machine. Après un scorpion et une crise de paludisme, on ne reprend pas le travail, l’entraînement et les activités sociales à trois cent kilomètres/heure. Il parle. Il se culpabilise. Se sent coupable d’être malade. Sur ces paroles, la doctoresse répond qu’on ne choisit pas d’être souffrant et que la culpabilité n’a pas sa place. L’orgueil, sournois, trotte dans la tête de D’Tji.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’Tji, sur le bord de la piscine, rigole avec Boa et Al Assane. Il est chez Richard, un consultant québécois qui œuvre dans le domaine de l’éducation. La villa est immense, riche. La terrasse splendide. Les repas copieux. Le lit confortable. D’Tji reçoit l’invitation de passer la semaine, de prendre le temps, de se reposer, ce qu’il fera tous les jours. Il y a aussi Yves, un autre consultant pour la Bank Of Africa, qui le réconfortera lors d’une poussée de fièvre. Ces deux hommes ont été comme des pères.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Quelques journées avant son départ pour Koulikoro, D’Tji se regarde dans le vide. Il sent en lui remonter une force qu’il avait enterrée depuis quelques années déjà. Si vous le connaissez, et surtout si vous le connaissez bien, vous savez de quoi il s’agit. Cette force a fait irruption d’un coup et s’est matérialisée en une hargne indubitable. Il retrouvait cette fougue qui à quinze ans, à vingt ans, à vingt-quatre ans, l’habitait, folle, incontrôlable comme un raging bull; il s’est levé, toujours sous l’effet de la fatigue, mais sachant que c’était terminé. Il savait qu’il devait prendre le temps, il savait qu’il avait droit, lui aussi, à un moment de faiblesse physique, à une chute toute simple et qu’il n’est pas à l’abri de la maladie. Cette hargne, aujourd’hui contrôlée, le redresse et l’œuvre rétablissant des jours est le prélude d’une éclosion à venir.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Il rejoint les bureaux du CECI avant son départ. Il discute avec tout le monde. Les gens s’enquièrent de sa santé. Il déjeune avec Yolande. Elle comprend. Elle est plus âgée, possède une plus grande expérience. Elle dit que c’est sûrement difficile, surtout pour un homme de cet âge, de se retrouver confiner au repos. Mais qu’il faut accepter cette condition. Elle le prend dans ses bras. Il dit que ça fait du bien. L’étreinte perdure et cet échange d’énergie est pour lui un cadeau et un baume qui amenuisent ses indispositions.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;D’Tji est parti ce matin de Bamako, il a rejoint sa brousse, sa villa, son bureau. Il regarde à travers la fenêtre la verdure des rôniers et songe. Il songe à toutes les personnes qui l’ont assisté, de près ou de loin. Il a au fond de lui-même un sentiment de gratitude qui émerge et qui flotte comme une pirogue messagère de remerciements sincères. Il sait que ces personnes se reconnaîtront. Et que la santé reviendra. C’est l’essentiel. Il y songe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-4462278281984283797?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/4462278281984283797/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=4462278281984283797' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/4462278281984283797'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/4462278281984283797'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/11/le-songe.html' title='LE SONGE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-3628342278309067796</id><published>2007-10-30T08:12:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:57.506-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA RÉCONCILIATION</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfVgU902uI/AAAAAAAAAXA/egURMGGYYjA/s1600-h/bebe.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212869845065194210" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfVgU902uI/AAAAAAAAAXA/egURMGGYYjA/s320/bebe.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; À Koulikoro, la crue des eaux tranquillement se retire pour laisser place aux jardins qui parsèment les berges du fleuve Niger. Les villageois, au pas des jours, se réapproprient ces parcelles de terres fertilisées par la montée des eaux. Je regarde les enfants qui pataugent dans cette immense piscine et je les envie; ils s’amusent à coup de cris et de rires. Une poète a écrit &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfVPQ-k7YI/AAAAAAAAAW4/hOa_-ZS_vLk/s1600-h/bebe.gif"&gt;&lt;/a&gt;un jour : tous les enfants du monde rient dans la même langue. Je ris à mon tour.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rydgmvi8ZAI/AAAAAAAAANw/w7dmHj_KB3s/s1600-h/bebe.gif"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rydgmvi8ZAI/AAAAAAAAANw/w7dmHj_KB3s/s1600-h/bebe.gif"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les deux dernières semaines ont été difficiles; elles ont provoqué une remise en question sur moi, sur mon rôle et mes aspirations. Cette remise en question, attribuable à la maladie, a opéré une introspection et j’ai compris qu’au fond, elle avait solidifié mes assises et bétonné mes convictions. Après la rage, après les blasphèmes, et même si au fond, tout cela n’était pas bien grave, je me suis réconcilié avec l’ici, avec la chaleur accablante et les impondérables; j’ai pris dans mes rets toute la&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rydgmvi8ZAI/AAAAAAAAANw/w7dmHj_KB3s/s1600-h/bebe.gif"&gt;&lt;/a&gt; chance qui vient avec ses opportunités. Puis j’ai pesé le pour, le contre, ai pensé qu’au Québec déjà le mercure est descendu sous la barre psychologique du zéro degré, qu’ici la belle saison arrive, que mes 22lbs en moins me vont à merveille, que Mme Mercier est devenue ma 2e maman car elle veut que je mange pour redevenir grand et fort, que la crevaison de ma moto, le frein arrière et la fuite d’huile sont maintenant réparés, que mon dernier rendez-vous avec la Docteur Guindo s’est soldé par un pronostic de sinusite, que j’en ai pouffé de rire à force de me dire que ce n’est pas possible et que je suis maudit, que le CECI va débloquer un fond sectoriel intéressant pour acheter du matériel pour l’IPR/IFRA, que l’IPR/IFRA possède 25 ordinateurs qui dorment dans leur boîte et ce que sont des bêtes de montage et qu’enfin, j’ai dans mes bras deux jumeaux naissants, nouveaux-nés d’Adama, le chauffeur avec qui j’ai tissé l’amitié de l’expatrié, celle qui va et qui repart.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;LE VOTE&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Petite demande spéciale de ma part : j’avais participé – très brièvement, je dois préciser – il y a quelques temps, avant mon départ, à un court métrage de Benoît. Ce court-métrage a été sélectionné dans le cadre du concours « Métissé serré ». Nous en sommes à la deuxième ronde et c’est le vote du public qui décidera des éventuels gagnants. Je vous invite donc à voter pour ce film qui s’intitule Les boulangers, la nuit et qui se retrouve parmi les finalistes de la semaine en cours. Mais hâtez-vous! Il ne reste plus beaucoup de temps. Pour aller voter : www.rcinet.ca&lt;br /&gt;Je suis toujours friand de vos commentaires. Ce blog s'inscrit dans une démarche conjointe au CECI et qui s'intitule "Engagement envers le public". N'hésitez pas! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-3628342278309067796?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/3628342278309067796/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=3628342278309067796' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3628342278309067796'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3628342278309067796'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/10/la-rconciliation.html' title='LA RÉCONCILIATION'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFfVgU902uI/AAAAAAAAAXA/egURMGGYYjA/s72-c/bebe.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2678711759560279231</id><published>2007-10-23T08:07:00.000-07:00</published><updated>2008-06-17T08:10:30.267-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>DANS LA TOURMENTE</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;J'avais écrit, dans mon dernier message, pour le terminer, un peu sans penser : "Imaginez la semaine prochaine...". J'avais écrit cela avec le sourire, avec l'esprit niais et pour prendre un peu l'histoire du scorpion à la légère. Et pourtant. Je sors de l'hôpital. 4 jours et 3 nuits d'hospitalisation ont été nécessaires à ma rémission qui elle, est toujours en cours. J'ai fait une crise de paludisme ou, pour ceux qui connaissent mieux l'anglicisme, la malaria. Je voudrais raconter l'histoire car il y a eut une négligeance dans cette histoire. On pourrait croire que le paludisme s'attrape comme ça, mais certaines dispositions doivent être prises pour éviter d'être contaminé. Je prenais ces dispositions depuis mon arrivée. Jusqu'à ce que j'accepte le contrat d'un professeur pour aller dans le trou perdu de Markala où j'ai été exposé au risque de multiples piqûres contre mon gré. Le paludisme, dans mon cas, ce fut : montée de fièvre jusqu'à 39.6 (Benoît a cessé par la suite de prendre ma température et est passé à l'action en appelant une bagnole à ma rescousse), mal de crâne terrible, nausée, vômissement, sudation excessive, douleurs au cou, aux articulations, déshydratation, toux et diahrré. Je ne me plains pas. Je souhaite simplement expliquer. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je ne savais pas si je devais le raconter. Si je le fais, c'est pour me souvenir. Et pour prévenir. Je suis à Bamako dans une chambre d'hôtel offerte par le CECI pour ma convalescence. Je suis mieux mais épuisé et irritable. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans ma tourmente un soir j'ai écrit sur un bout de papier. Voici : &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Ce soir mon oeil d'évier fuyant a mal&lt;br /&gt;debout je titube comme un alcoolique vieilli de porto&lt;br /&gt;couché je donne une syllabe pour un mot&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;c'étail la lune dernière &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;je dormais sous un cent d'étoiles &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;j'ai senti marcher sur ma peau le moustique fièvreux l'araignée et l'insomnie &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;depuis je grelotte une langue de pays d'Afrique&lt;br /&gt;là où le Niger donne la vie et la retire&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La personne qui a été présente, c'est Benoît. Je lui dois énormément. On a ri, on a tout simplement déliré dans ma souffrance et ce fut génial. Il a été plus qu'une présence, il a été ce qu'on appelle un ami. Il a droit à tout le dévouement de ma part. Ce n'est que partie remise.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2678711759560279231?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2678711759560279231/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2678711759560279231' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2678711759560279231'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2678711759560279231'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/10/dans-la-tourmente.html' title='DANS LA TOURMENTE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-1561845890148582484</id><published>2007-10-14T16:12:00.000-07:00</published><updated>2008-08-12T11:09:10.343-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>SANANKOROBA, SCORPION ET FIN DE RAMADAN</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;color:#ff9900;"&gt;14 novembre 2007&lt;/span&gt; &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;La semaine se termine et je regarde derrière moi les derniers jours qui se sont écoulés. L’écriture fut plus lourde, moins présente; j’ai éprouvé des élans de fatigue, me suis un peu enfui dans le monde malien, ai découvert des trésors mais aussi un scorpion. Je dois commencer depuis le début. Je recule dans le temps : Benoît cogne à ma porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Samedi dernier, El Konaté (Benoît) débarque chez moi avec Al Assane, on rigole, ils me racontent des histoires pas croyables; quelques minutes avant leur arrivée, la police les a arrêtés car ils n’avaient pas leur ceinture et bang, 3000FCFA d’amende. Quelques jours plus tôt, Al Assane a eu un accident et a frappé deux jeunes de seize ans sur leur bécane; Benoît et deux autres coopérantes étaient dans la bagnole, je vous raconte pas le merdier, mais les gens criaient aux jeunes de rester coucher au sol car la voiture était remplie de toubabous, les jeunes se sont accroupis, Benoît et Clothilde ont payé des milliers de FCFA, la police a dit que c’était la voiture qui était fautive – les motos ont pourtant coupé la voiture par la gauche – et ce malgré le témoignage des quatre personnes à l’intérieur de l’automobile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Départ dans la nuit pour Sanankoroba, visite du village le matin et toute la journée. On arrête chez Binetou (j’ignore l'orthographe du prénom de cette femme), on bouffe, un chèvre malade tombe et agonise, un adolescent lui coupe la gorge, Benoît veut dépecer la bête, et pourquoi pas, on s’affaire à la tache, d’abord i&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKHRo7T3iYI/AAAAAAAAAag/OabZx9BmxnU/s1600-h/mouton.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5233694743027222914" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKHRo7T3iYI/AAAAAAAAAag/OabZx9BmxnU/s320/mouton.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l faut gonfler la bête, l’ado fait une incision dans la patte arrière de l’animal, il prend un bâton et l’insère dans la plaie puis l’enlève, il pose la bouche sur la coupure encore chaude et souffle dans l’animal qui gonfle comme un ballon rond, avec une corde on attache la patte pour faire un garrot afin que l’air demeure à l’intérieur de l’animal. Avec un couteau &lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKHRfMuPyhI/AAAAAAAAAaY/CxL4gMmdmX8/s1600-h/mouton.jpg"&gt;&lt;/a&gt;on retire d’abord la peau, Benoît s’exécute, je prends des photos, je m’exécute, Benoît retient les pattes arrières; on passe un corde dans les os des cuisses afin de suspendre la carcasse à un arbre pour dépecer en morceau la chèvre et je crois que je vais arrêter ici afin de préserver les cœurs sensibles de la mise à jour des organes internes et de l’odeur pestilentiel qui s’en dégageaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour en sotrama à Koulikoro, 21 personnes entassés comme des sardines dans une grosse boîte vert métallique sur roues, les gens s’activent tranquillement, le Ramadan tire à sa fin et les gens s’excitent. Moi je défriche mon terrain. Je tire une branche d’arbre du sol. Je retire la main d’un geste brusque. J’ai mal à la main, au doigt, ça monte dans mon bras. Je gueule comme un forcené, je gueule à m’en époumoner, je frappe sur la table, je souffre, je crois que ça va partir mais non, j’appelle Kardigué, je bouge dans tous les sens, un garçon qui habite chez le voisin accoure, me demande où j’ai été piqué, je lui montre l’emplacement, je cris, la douleur arrive sur le flanc, il cherche, il trouve, c’est un scorpion, il me montre l'infâme bestiole, je fulmine et questionne si c’est dangereux, le garçon répond que non, j’appelle deux trois quatre personnes car Kardigué n’arrive pas, je bute les boîtes vocales à chaque fois et cette fois je suis déchaîné, je me retiens pour ne pas casser la table en deux – qui est en bois massif - mais j’ai tellement d’adrénaline dans le corps que je pourrais soulever une voiture; j’ai mal et cette douleur se matérialise en une force abominable. Kardigué se pointe enfin, j’embarque dans le camion, direction l’hôpital. Le médecin m’injecte un sérum anti-poison. Après une heure je vais mieux, je retourne à la maison. Je reviendrai quelques heures plus tard pour une seconde dose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis vint la fin du Ramadan. Je reçois des invitations de toutes parts. Je me rappelle que je dois aller à Bamako pour mon visa, je prends un taxi, on est dix dans une bagnole qui date des années soixante et qui tombe en morceau, « J’arrive! » me dis-je, mais c’était méconnaître la situation malienne à la veille de la fête, je me bute à un policier qui veut 25000FCFA pour le visa et ce, sans me donner de reçu car il dit que les banques sont fermés, je rebrousse chemin, ça ira à lundi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain je bouffe chez Yaya et comme ça fait un mois qu’il est en jeun, il mange à se défoncer le ventre. Moi je n’en peux plus, j’ai la diarrhée et je n’ai plus faim, mais on me dit qu’il faut manger alors je mange, c’est comme ça toute la journée et le surlendemain mais au fond c’est un vrai plaisir, je découvre tout plein de mets et de plats et c’est suffisant pour me rendre heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En arrivant au bureau pour taper ce message mon pneu arrière a éclaté. Je crois que je vais aller dormir. Écouter de la musique. Me reposer. Et rire un peu, car même si j’écris tout ça, on pourrait ne pas me croire. Prétendre que j’ai tout inventé. Pourtant, j’ai même omis des événements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Imaginez la semaine prochaine.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-1561845890148582484?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/1561845890148582484/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=1561845890148582484' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/1561845890148582484'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/1561845890148582484'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/10/sanankoroba-scorpion-et-fin-de-ramadan.html' title='SANANKOROBA, SCORPION ET FIN DE RAMADAN'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SKHRo7T3iYI/AAAAAAAAAag/OabZx9BmxnU/s72-c/mouton.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-3372071806437206054</id><published>2007-10-06T16:08:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:57.811-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Video'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA CÉRÉMONIE DU POISSON</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwecaQALZFI/AAAAAAAAANg/BOu6SHa-16s/s1600-h/sorcier.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118231476316103762" style="FLOAT: left; MARGIN: 0pt 10px 10px 0pt; CURSOR: pointer" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwecaQALZFI/AAAAAAAAANg/BOu6SHa-16s/s320/sorcier.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Camper sur ma moto, j'arpente les routes goudronnées du Mali; je croise des ânes gris et noir qui tirent des charettes, des enfants me disent bonjour en me saluant de la main, les hommes sages me regardent en se questionnant et les femmes me sourient. Avec Idrissa, je me dirige vers une colline tout près du village de Kosaba. Je roule à bonne vitesse sur ma bécane chinoise pour assister à une céromonie sur un projet de coopération entre le Japon et le Mali.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Le projet est celui d'une pisciculture aménagée tout près du village de Kosaba pour alimenter en poissons les villageois et les populations avoisinantes. La cérémonie est tout ce qu'il y a de plus protocolaire; le Ministre de la pêche, l'Ambassadeur, madame la Ministre une telle, il y en a une liste longue comme le bras; les paysans, quant à eux, sont sous une pluie torrentielle de soleil , ça n'arrête plus d'énumérer des noms de délégués ou de pouce-crayons, je regarde ces dignitaires sous le chapiteau à l'ombre qui reçoivent des applaudissements de la part de ceux qui cultivent pour les nourrir et je suis un peu frustré, mais c'est la vie des iné&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwecyAALZGI/AAAAAAAAANo/awfoCK7uCS4/s1600-h/sorcierdanse.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5118231884337996898" style="FLOAT: right; MARGIN: 0pt 0pt 10px 10px; CURSOR: pointer" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwecyAALZGI/AAAAAAAAANo/awfoCK7uCS4/s320/sorcierdanse.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;galités.&lt;span style="font-size:78%;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Soudain la musique s'élève, des mains tapent du tant-tam, un sorcier danse et un gros poisson se tortille jusqu'au centre de la scène, ça chante et ça tambourine; un homme avec un énorme filet de pêche s'approche et capture le gros poisson, les gens hurlent et applaudissent et moi je tressaille un instant devant ce moment.&lt;br /&gt;J'ai un gros poisson dans ma caméra. Le voici :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-9beacc011b347482" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v4.nonxt4.googlevideo.com/videoplayback?id%3D9beacc011b347482%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1329908832%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D38D69A737550491EB37EECCF7711994BABFEFDBC.518059BEC51B5004AAE33C06AA79A26C10DA312D%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D9beacc011b347482%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D3OCCXH9OgSq29V73jE-6pblwMlI&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v4.nonxt4.googlevideo.com/videoplayback?id%3D9beacc011b347482%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1329908832%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D38D69A737550491EB37EECCF7711994BABFEFDBC.518059BEC51B5004AAE33C06AA79A26C10DA312D%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D9beacc011b347482%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D3OCCXH9OgSq29V73jE-6pblwMlI&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-3372071806437206054?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/3372071806437206054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=3372071806437206054' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3372071806437206054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3372071806437206054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/10/la-crmonie-du-poisson.html' title='LA CÉRÉMONIE DU POISSON'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwecaQALZFI/AAAAAAAAANg/BOu6SHa-16s/s72-c/sorcier.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8952472434094454822</id><published>2007-10-04T16:04:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:57.964-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LE NIGER</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le Niger, calme, me laisse glisser sur son ventre pendant que le piroguier arque son bâton de bambou dans l’eau pour atteindre le fond du fleuve. La poussée, douce, nous amène aux abords d’un arbre submergé par les crues; ici, des enfants se baignent et jouent; là, des femmes dénudées lavent le linge de la famille, des hommes se savonnent; plus loin, des pompes à gazoline acheminent l’eau pour abreuver la terre nourricière : des mangues, des pommes de terre, des papayes encore vertes, des haricots et une plante dont j’ignore le nom mais avec laquelle on prépare une excellente boisson chaude et sucrée qui protège du paludisme poussent et mûrissent.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans cette pirogue trouée, je navigue sur un fleuve source de vie. La saison des pluies fut excellente cette année. Modibo, le chauffeur du CECI, m’avait informé que le niveau des eaux n’avait pas atteint cette hauteur depuis au moins cinq bonnes années. Idrissa me parle de lieux sacrés à découvrir, d’une cérémonie des masques qui aura lieu dans un village voisin. Bôa, le piroguier, m’invite à l’accompagner et à filmer cet événement. J’accepte l’invitation avec une joie assurée.&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:85%;" &gt;Bà le piroguier sur le fleuve Niger&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwTeyQALZEI/AAAAAAAAANY/uiZXTFxUbkA/s1600-h/piroguier.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwTeyQALZEI/AAAAAAAAANY/uiZXTFxUbkA/s320/piroguier.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5117460031470265410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Je voudrais me baigner dans le Niger, me saouler de cette eau, profiter de la chaleur pour me rafraîchir et sentir cet amas de soleil sur ma peau. Je ne peux pas. Trop de maladies se propagent par l’eau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous buvons le thé sur le bord la route. Nous saluons tous les passants. Les enfants sautillent en me voyant et hurlent « Toubabou, Toubabou, Toubabou » qui signifie homme blanc. Ils me rappellent que je viens d’ailleurs et pourtant, lorsque je communique avec ces gens, lorsque je dis « Ani Tilé », je n’ai pas de couleur de peau. Mes cheveux blonds me trahissent, blondeur que le soleil s’efforce de raviver et dont la pâleur m’apparaît de plus en plus intense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Idrissa m’a offert un collier. Il est jeune, naïf et surtout trop gentil. Patrice Kouevi, un Togolais avec lequel j’ai déjà travaillé il y a quelques temps à Montréal, m’avait dit que chez lui, dans son pays, il y avait un adage pour les habitants de chaque pays voisin ou limitrophe. Des Maliens, les Togolais disent : « Gentil comme un Malien ». Je constate l’ampleur et la véracité de cette affirmation chaque jour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Lorsque j’arrive et que je m’arrête, Idrissa me salue et m’invite à m’asseoir. Il prend les clés de ma moto et la gare dans un endroit à l’ombre. Les salutations sont longues et multiples; mon interlocuteur s’informe de ma famille et me dit « Et au Canada, comment ça va? ». Je procède de la même manière à son égard. Lorsque je le questionne afin de trouver un endroit pour acheter une carte d’appel pour mon téléphone; il hèle un gamin dans la rue, lui remet l’argent. Quelques minutes plus tard le garçon me tend la carte avec la monnaie. La culture est grande. La famille primordiale. Le respect et la serviabilité de rigueur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gens sont un peu sur le qui-vive. La situation s’est empiré dans le nord-est du pays, où des Touaregs ont proclamé l’indépendance de la République du Tumoujgha. Cette « République » comprend le tiers du territoire malien, le deux tiers du Niger et une partie minime de l’Algérie. Les Maliens que je croise ne veulent pas la guerre et sont profondément attachés à la paix. La situation, néanmoins, préoccupe. Je vous donne d’ailleurs l’adresse d’un blog assez révélateur : www.tumoujgha.blogspot.com.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à moi, dans ma petite ville, je commence à tisser des liens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8952472434094454822?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8952472434094454822/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8952472434094454822' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8952472434094454822'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8952472434094454822'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/10/le-niger.html' title='LE NIGER'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwTeyQALZEI/AAAAAAAAANY/uiZXTFxUbkA/s72-c/piroguier.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8939902740850285691</id><published>2007-10-01T16:03:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:58.488-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>JE ME NOMME N'TJI COULIBALY</title><content type='html'>La fin de semaine fut heureuse; j’ai acheté ma Moto, Benoît (Bôa Konaté) est venu me visiter, et j’ai été baptisé, enfin. N’Tji (il faut prononcé Dji) Coulibaly. Les Coulibaly sont une famille qui régna à l’époque de l’empire des Malinkés. N’Tji (le prénom) est habituellement attribué à l’aîné de la famille, celui qui en sera le chef. J’ignore pourquoi on m’a baptisé ainsi.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:78%;" &gt;Benoît avec vue sur Koulikoro&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwDflgALY_I/AAAAAAAAAMw/HDXAZfUNuUQ/s1600-h/benoit.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwDflgALY_I/AAAAAAAAAMw/HDXAZfUNuUQ/s320/benoit.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116335012031718386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les aventures ont déboulé à un rythme effarant depuis trois jours; de l’état stationnaire dans lequel je me trouvais depuis mon arrivée j’ai enfin pu découvrir le monde qui m’entoure. L’achat de la moto y est pour quelque chose. Je ne suis plus tributaire d’une personne ou d’une autre pour me déplacer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Benoît s’est pointé le bout du nez samedi vers 15h après un long voyage en sotrama, l’un des moyens de transport que l’on peut emprunter si l’on veut se déplacer d’un endroit à l’autre (c’est aussi le moins onéreux). Les sotramas se distinguent par leur forme rectangulaire et leur couleur vert forêt, ils sont tous cabossés et/où accidentés, les chauffeurs sont des cinglés de la route, ils tombent en panne une fois sur trois et ils arrêtent tellement souvent que vous prenez le double du temps pour vous rendre à destination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;Fin de journée plaisante, je me suis planté dans le sable avec la moto, rien de grave, les Maliens en ont ri un coup; puis on s’est arrêté dans un petit maquis pour manger et prendre un verre. La moto, lorsque j’ai voulu redémarrer, ne démarrait plus – j’avais eu des problèmes avec la serrure mais rien de bien grave et j’était quand même tombé et c’est la moto qui avait subi les chocs. Quatre maliens nous ont entouré, ils essayaient de la réparer, le soir dans la noirceur, j’appelle Fofana, il arrive puis appelle le mécano. Un gamin d’environ quatorze ans sur une moto débarque, et en moins de deux nous voilà moi et Benoît sur la moto qui se dirigeons vers le garage. Le mécanicien donne son verdict : il faut changer la serrure car le contact ne se fait plus. Coût : cinq dollars ou 2000FCFA. Nous nous donnons rendez-vous pour le lendemain matin.&lt;br /&gt;Benoît dit :&lt;/div&gt; &lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;"Moi je prends une bière en arrivant."&lt;/li&gt;&lt;li&gt;"Moi aussi!"&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;Nous avons ri, jasé, bu, nous avons &lt;/li&gt;&lt;li&gt;découvert des insectes que nous n’avions jamais vu.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:78%;" &gt;Marché de Koulikoro - Où suis-je dans la photo?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwDiBwALZAI/AAAAAAAAAM4/DtljANpdmf0/s1600-h/francoisfoule.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwDiBwALZAI/AAAAAAAAAM4/DtljANpdmf0/s400/francoisfoule.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116337696386278402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;"François, as-tu vu sur le mur, juste à côté de ta porte?"&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;"Bordel!  C’est ben gros!  Non!  Non!  Ça ça reste pas dans ma maison."&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;     &lt;div style="text-align: justify;"&gt;J’ai pris une bouteille d’eau d’un litre et demi pour assommer la bébitte, ça dit tout sur la grosseur de l’insecte en question, qui était noir et luisant, de la grosseur et de la forme d’une souris d’ordinateur. J’ai aperçu, quelques instants plus tard, un gros bidule vert fluorescent et longiligne qui grimpait sur la paroi du mur. Bang! Dehors! D’un côté, il y a Benoît plié en deux, qui se tord de rire et il y a moi, qui me questionne sur la provenance de ces insectes que je n’ai jamais vus avant cette soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;span style="color: rgb(255, 102, 0);font-size:78%;" &gt;Fillettes de la ville de Koulikoro&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwIF1QALZDI/AAAAAAAAANQ/CIRDlzS5uwg/s1600-h/fillettes.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwIF1QALZDI/AAAAAAAAANQ/CIRDlzS5uwg/s320/fillettes.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5116658539033224242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le lendemain, nous nous sommes réveillés tôt pour aller voir les piroguier sur le Niger, j’ai pris des photos et la moto s’est retrouvé entre les mains d’Ousman, mon mécanicien et bon ami de Fofana.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Découverte de la ville, de recoins, je photographie des enfants qui sourient et crient à la vue de l’appareil photo, je jubile, c’est jour du marché à Koulikoro aujourd’hui, on fait le tour, Bôa s’achète une chemise, moi une radio, les prix sont dérisoires – quelques dollars. Nous nous arrêtons dans une rôtisserie, on se prend du mouton; c’est gras et bon, ça goûte l’Afrique, et décrire ce que goûte l’Afrique c’est comme définir le goût du sirop d’érable; sucré et indéfinissable.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Je fais la connaissance d’Idrissa; il s’occupe de la rôtisserie, c’est son grand frère qui en est le propriétaire. On prend le thé, je grignote de la noix de kola, on discute, l’un des gars possède une pirogue. Il nous invite à pêcher lorsque nous aurons le temps. Je demande si je pourrais venir avec ma caméra pour filmer sur le Niger. « C’est pas un problème! » qu’il me répond et cette réponse me réjouit d’un coup de soleil en plein visage.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Benoît est parti à Sanankoroba. Je sais que la prochaine fois que je le verrai ce sera chez lui, dans cette autre partie du Mali, là où les arbres sont plus rares que chez moi, là où le relief est plat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;Coulibaly rencontrera son cousin Konaté.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8939902740850285691?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8939902740850285691/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8939902740850285691' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8939902740850285691'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8939902740850285691'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/10/je-me-nomme-ntji-coulibaly.html' title='JE ME NOMME N&apos;TJI COULIBALY'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RwDflgALY_I/AAAAAAAAAMw/HDXAZfUNuUQ/s72-c/benoit.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-6198187069738623833</id><published>2007-09-27T15:59:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:58.711-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LE MANDAT</title><content type='html'>Le temps des pluies achève, laissant derrière lui une traînée boueuse de terre rouge; la nuit dernière, des torrents se sont abattus sur la ville de Koulikoro – Katibougou, là où je vis, étant une commune faisant partie de l’ensemble du territoire de Koulikoro – et je me suis réveillé en pleine nuit, effrayé par le déluge qui m’a fait sursauté et tiré du sommeil alors que la nuit est noire et que l’électricité, pour la Xe fois, s’arrête et cesse de refroidir ma chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur un autre ordre d’idée, j’ai enfin obtenu d’avantage de détails concernant mon mandat. D’ailleurs, voici une courte liste des principales actions que je dois entreprendre :&lt;br /&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;- Identification des besoins en matériel et aménagement d’une salle d’audiovisuel;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Réalisation d’un film documentaire sur l’IPR/IFRA;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Réalisation d’un documentaire sur le programme de vulgarisation agricole;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Réalisation de dépliants à caractère publicitaire sur la maîtrise en vulgarisation agricole et l’IPR/IFRA;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Produire des étiquettes pour les différents produits embouteillés;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Formation de deux enseignants à l’utilisation de techniques audiovisuelles;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Appui à la réalisation du bulletin d’information du DER;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Cours « Moyens audiovisuels en vulgarisation agricole en 2e année de maîtrise (36h de cours à préparer et à enseigner – 1 groupe);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Cours « Moyens audiovisuels en vulgarisation agricole en 2e année de brevet (36h de cours à préparer et à enseigner – 2 groupes);&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Rapport de mi-mandat et rapport final à remettre en décembre et mars;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;- Implications diverses.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvvXMmPc9oI/AAAAAAAAALM/y7BQ3V1Wa6M/s1600-h/IPR.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvvXMmPc9oI/AAAAAAAAALM/y7BQ3V1Wa6M/s400/IPR.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5114918413233092226" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);font-size:78%;" &gt; Édifice principal - Institut polytechnique rural de Katibougou&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ça peut paraître beaucoup à première vue, mais plusieurs activités s’imbriquent l’une à l’autre. J’ai commencé à remettre à jour l’ensemble de mon blog. Je tente désespérément d’y ajouter des vidéos, mais l’accès Internet est tellement mauvais que c’est impossible jusqu’à maintenant. J’aurai une moto samedi. Je pourrai me changer les idées, être davantage autonome. J’étais confiné à demeurer chez moi ou à l’IPR. Je roulerai sur le goudron pour le plaisir de respirer l’air chaud.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;Je commence à tourner la semaine prochaine pour ne plus arrêter.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-6198187069738623833?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/6198187069738623833/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=6198187069738623833' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/6198187069738623833'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/6198187069738623833'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/09/le-mandat.html' title='LE MANDAT'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvvXMmPc9oI/AAAAAAAAALM/y7BQ3V1Wa6M/s72-c/IPR.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-3035829892001289553</id><published>2007-09-21T15:57:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:58.847-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LA FAMEUSE VILLA</title><content type='html'>La voilà; grande, spatieuse, fonctionnelle.&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5112699504278959650" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvP1HGPc9iI/AAAAAAAAAKc/H-yYDLdB0bc/s400/francoisvilla.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Journée de fou hier à acheter tous les trucs nécessaires à mon installation. Les produits manufacturés sont hors de prix à Bamako. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une nuit à entendre les grillons chanté des symphonies, à entendre les chèvres et les ânes se réveiller au petit matin et à vouloir tuer le coq qui hurle comme un déchaîné alors que la nuit est toujours noire.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et moi, seul au milieu de tout cela, à rire que la vie est un miracle...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-3035829892001289553?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/3035829892001289553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=3035829892001289553' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3035829892001289553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3035829892001289553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/09/la-fameuse-villa.html' title='LA FAMEUSE VILLA'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvP1HGPc9iI/AAAAAAAAAKc/H-yYDLdB0bc/s72-c/francoisvilla.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2396709104255904470</id><published>2007-09-19T15:53:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:59.144-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>EXODUS</title><content type='html'>&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Je suis sorti l’autre soir dans un bar, l’&lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Exodus&lt;/span&gt;, avec Benoît, ce grand copain de longue date qui, par le plus grand des hasards, se retrouve avec moi au Mali pour la même durée, la même période, à 100 kilomètres de distance. Il travaille pour une petite radio locale située dans le petit village de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Sanankoroba&lt;/span&gt;, à 30 kilomètres de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;Bamako&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes sortis du bar lui et moi vers 3h30 du matin après avoir rincé la tasse, après avoir rencontré une foule de coopérants – la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;pluplart&lt;/span&gt; avec &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;SUCO&lt;/span&gt; – et j’ai pris un taxi pour rentrer au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Massaley&lt;/span&gt;. À &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;mi-trajet&lt;/span&gt;, le taxi s’immobilise. Un policier, vêtu d’un ensemble « soldat » bleu marine me regarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Contrôle Monsieur, vos papiers!&lt;br /&gt;- Je ne les ai pas, ils sont à mon hôtel.&lt;br /&gt;- Vous devez avoir vos papiers Monsieur!&lt;br /&gt;- Pour me les faire voler?&lt;br /&gt;- Sortez de la voiture Monsieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’exécute. Je sais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;qu&lt;/span&gt;’il veut de l’argent. Je m’assieds sur un petit banc. Je rage et fulmine mais dose mon expression. Un homme s’approche, il a des lunettes fumées. Il prend place à mes côtés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Ça sera 3000 francs pour la contravention.&lt;br /&gt;- 2000 et je pars tout de suite.&lt;br /&gt;- D’accord. &lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Je lui tends la monnaie. Je suis rouge de colère, claque la porte du taxi qui démarre en trombe. Je gueule un peu, me calme; le chauffeur est outré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes à un feu rouge, la voiture est immobilisée. Une femme s’approche, parle avec le &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;taximan&lt;/span&gt;. Elle prend place sur le banquette arrière. Je la regarde, dis « Bonsoir » par politesse puisque les salutations sont très importantes dans ce pays. Elle me salue, mais d’une manière inattendue.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- Tu voudrais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;qu&lt;/span&gt;’on aille dans un petit coin tranquille, juste toi et moi?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est le bouquet. J’en crois pas mes oreilles. Je suis encore sur l’adrénaline de ma mésaventure avec le policier. Je réponds non, que ça ne m’intéresse pas. Me demande d’où je viens. Canada. Elle me parle en anglais. Je réponds en anglais que je préfère le français. Elle réitère son invitation. Cette fois je me fâche. Je veux dormir, je suis fatigué, éméché par l’alcool et le décalage horaire, bref, elle me fait chier. Elle n’insiste plus, s’arrête au prochain stop.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5111993473839595874" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvFy-t5TAWI/AAAAAAAAAKM/hR6C34Y8Sgo/s400/scenebamako.jpg" border="0" /&gt;&lt;span style="font-size:78%;"&gt;                                                                                                           &lt;span style="color: rgb(255, 153, 0);"&gt;Vue sur la rue - sur le toit de l'édifice du CECI&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p align="center"&gt;***&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Semaine tranquille à l’hôtel, crampes, nausées et diarrhée au menu, beaucoup d’eau car il faut éviter de se déshydrater, un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;cipro&lt;/span&gt; par ici car les &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;allers-retours&lt;/span&gt; au toilette n’en finissent plus. Bref, je suis fatigué, déjà, mais « le meilleur est à venir » que je me dis et il faut bien passer un jour par là; je ne suis jamais tombé véritablement malade lors d’un voyage : une première fois s’impose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon Benoît semble s’amuser à &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;Sanankoroba&lt;/span&gt;; il a été baptisé &lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Boua&lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span style="color: rgb(0, 0, 0);" class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;Konate&lt;/span&gt;, qui signifie « mât de l’oiseau ».&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Quant à moi, j’ai l’impression que mon baptême est pour bientôt. &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2396709104255904470?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2396709104255904470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2396709104255904470' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2396709104255904470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2396709104255904470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/09/exodus.html' title='EXODUS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RvFy-t5TAWI/AAAAAAAAAKM/hR6C34Y8Sgo/s72-c/scenebamako.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8730147275102519534</id><published>2007-09-14T15:51:00.001-07:00</published><updated>2008-06-16T15:52:47.455-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>KATIBOUGOU</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Nous sommes vendredi. Le soleil dehors brûle; je me suis perdu dans le petit quartier avoisinant mon hôtel. On m’avait indiqué, hier, un petit restaurant sympathique et moins dispendieux qu’à l’hôtel – et meilleur en plus; j’ai tenté ce matin de le retrouver, et je l’ai trouvé assez rapidement, mais c’est lorsque je suis revenu que ça s’est gâté. Le soleil de karité m’a alors lancé ses bombes et n’en pouvant déjà plus après dix minutes, j’ai regardé autour de moi, puis ai décidé de prendre une direction, et l’instinct, une fois de plus, m’a ramené jusqu’ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier j’ai visité l’IPR (Institut polytechnique rural de Katibougou). Les infrastructures sont modestes, même décrépites; les moyens communicationnels quasi inexistants. J’aurai accès à Internet tous les jours; j’aurai mon bureau – air climatisé compris,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai visité ma prochaine demeure; une villa réaménagée pour mon arrivée. C’est très grand, trop même pour une personne. Les pièces sont immenses. Deux terrasses; l’une devant et l’autre derrière la maison. La ville de Koulikoro est située à quelques kilomètres; cette ville est plutôt sommaire, petite et pauvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier soir j’ai vu Benoît pour la première fois depuis mon arrivée. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Benoît est un ami de longue date; nous avons étudié ensemble au Cégep et sommes devenus de grands amis. Drôlement, la vie nous a amenés ici, au Mali, durant la même période et la même durée. Il travaillera à Sanankoroba pour la radio locale et veillera à son foisonnement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai assisté à ma première tempête de sable hier.  D’ailleurs, je vous présenterai les images que j’ai captées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le moment, j’ai du sable rouge plein la bouche et je tape des mots.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8730147275102519534?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8730147275102519534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8730147275102519534' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8730147275102519534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8730147275102519534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/09/katibougou.html' title='KATIBOUGOU'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-889383216399081253</id><published>2007-09-14T15:51:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T15:53:14.220-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>LES PREMIÈRES MAINS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La nuit dernière, durant le vol qui me conduisait à Bamako, j’ai rencontré un vieil homme timide qui ne parlait pas beaucoup. Il portait de grandes lunettes. Sa peau noire contrastait avec ses yeux couleur de bleu et de gris. Durant le repas offert à bord du Boeing, il mangea tout d’abord l’entrée composée d’une galette de légumes – il avait commandé un repas musulman – puis broncha devant le plat principal qui était recouvert d’un papier d’aluminium pour en préserver la chaleur. Je lui ai demandé si tout allait bien et il me répondit que « oui, tout va bien » avec une réserve que je ne connaissais pas. Il regarda son plateau, leva la tête et jeta son regard à travers le hublot dans lequel miroitait un horizon de nuages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs minutes plus tard, je reçus mon repas – un repas typiquement français avec des nouilles aux fromages et aux fruits de mer avec baquette et camembert et un vin rouge du pays d’Oc – j’enlevai la membrane d’aluminium qui le recouvrait. L’homme m’observa attentivement alors que je déballais le contenant de plastique puis se pencha sur son plat et imita mes gestes. Nous mangeâmes ensemble, sans dire un mot. Je fixais davantage le petit écran qui diffusait un film de pirates qui ne se déroule pourtant pas dans les Caraïbes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ignore si l’homme savait comment enlever l’emballage de son repas ou s’il m’avait attendu pour manger, si ses yeux bleus si tristes étaient autrefois tombés amoureux d’une femme qu’il a perdue, s’il a des enfants qui se sont exilés dans un pays qu’il n’a jamais visité, s’il a connu la guerre ou la famine, mais je sais que j’ai été ému devant lui. À notre arrivée, les agents de bord nous ont remis des cartes de déclaration. L’homme m’a alors demandé de remplir sa fiche car il m’a dit qu’il écrivait seulement l’arabe. Je remplis sa fiche, remarquai que l’homme était né en 1944 mais que la date exacte était inconnue, des X faisant office de date officielle. Je pris sa valise dans le compartiment à bagages, puis sortis de l’avion en le saluant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’air était humide, un orage s’était abattu sur la ville quelques minutes auparavant; ça sentait l’Afrique, la végétation dense, le kérosène, la fatigue et l’agitation. Je me suis dirigé jusqu’à l’entrée de l’aéroport, ai franchi les formalités douanières sans trop de problème. J’ai attendu longuement mon sac à dos, espérant que celui-ci soit là, à travers tous les gens qui se battaient pour accéder à leurs bagages; puis je l’ai reconnu, mon monstre d’expédition rouge et noir, ensaché dans une énorme pellicule de plastique et qui se promenait là, sans que je puisse le saisir. J’ai attendu encore et encore puis j’ai pensé à Benoît qui, la journée auparavant, avait dû vivre la même situation. Et j’ai ris un peu, tout seul, comme un névrosé en plein délire et je l’ai revu, mon sac, là, qui glissait, paresseux, sur le carrousel. J’ai joué du coude, des jambes et du torse et me suis imposé entre deux Maliens qui m’ont dit « Oh attention! » mais je n’y prêtai pas attention, je mis la main sur mon sac, le souleva avec force et le ramenai à moi, heureux du trésor que je venais de déterrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;À l’extérieur quatre personnes m’attendaient; j’étais fou de joie. On m’escorta jusqu’à mon hôtel où j’eus la surprise de constater que j’étais dans une suite plus grande qu’un appartement : une énorme salle de séjour, une salle de bain avec un bain dans lequel je peux allonger tout mon corps et une chambre avec air climatisé. Je vais demeurer ici cette semaine en attendant de prendre possession de mon futur logis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, j’ai visité les bureaux du CECI et je ferai bientôt une visite de la ville. J’ai serré beaucoup de mains et rencontré plusieurs personnes dont le directeur Al Assane. J’ai mangé mon premier repas malien – c’était plutôt du riz cantonais mais bon, ça revient au même pour l’instant – avec les mains; ça me rappelle le fufu de Patrice avec la sauce épicée. Ça goûte l’inconnu. C’est ce qu’il y a de meilleur sur cette terre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-889383216399081253?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/889383216399081253/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=889383216399081253' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/889383216399081253'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/889383216399081253'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/09/les-premires-mains.html' title='LES PREMIÈRES MAINS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2718148893899844091</id><published>2007-08-08T15:48:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:59.397-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>Ce sera Koulikoro</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il ne reste plus que quelques semaines avant mon départ pour cette petite ville portuaire située&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RronAbk2o7I/AAAAAAAAAKE/5d3pAt505AI/s1600-h/mali+map.gif"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 0pt 10px 10px; float: right; cursor: pointer; width: 270px; height: 289px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RronAbk2o7I/AAAAAAAAAKE/5d3pAt505AI/s400/mali+map.gif" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5096428816678953906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; à 70 kilomètres de Bamako. Je serai formateur en audio-visuel pour l'IPR-IFRA (Institut polytechnique rural de Katibougou).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de l'été est maintenant à nos portes.  Je regarde l'automne qui arrive avec son avion.  Et je décolle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cette tristesse pré-départ. Je suis si content. Je suis épris d'une liberté qui n'en finit plus de s'éloigner plus j'avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, sur cette carte.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2718148893899844091?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2718148893899844091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2718148893899844091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2718148893899844091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2718148893899844091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/08/ce-sera-koulikoro.html' title='Ce sera Koulikoro'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RronAbk2o7I/AAAAAAAAAKE/5d3pAt505AI/s72-c/mali+map.gif' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-224742265439315357</id><published>2007-07-25T15:46:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T15:47:15.565-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mali'/><title type='text'>MALI, NOUVEAU DÉPART</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est confirmé! Je pars le 9 septembre 2007 pour le Mali. Six mois de périple, six mois d'échanges et d'acculturation. Je suis actuellement dans les préparatifs, la paperasse, les vaccins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai peu ou pas d'information sur le lieu ou j'irai. J'attends.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'attente n'en est que meilleur.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-224742265439315357?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/224742265439315357/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=224742265439315357' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/224742265439315357'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/224742265439315357'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/07/mali-nouveau-dpart.html' title='MALI, NOUVEAU DÉPART'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-7029194505486489486</id><published>2007-04-10T15:43:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T15:45:32.249-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>POUR UNE DERNIÈRE FOIS, UNE HISTOIRE</title><content type='html'>&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;J’écris ce message suite aux demandes répétées de plusieurs personnes; je ne sais pas si le cœur y est, si je saurai exprimer l’inexprimable, si, quelque part, l’Afrique ne m’a pas brûlé de ses rayons, de son aura, au point ou le langage n’est plus le même, arraché à sa tranparence.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR-CA" style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Les quelques heures avant mon départ furent magiques, enivrantes, alcoolisées de Castel et émotives comme les adieux qui n’en reviennent jamais.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Les gens de GIWUSA ont célébré mon départ; bouffe, bonnes bouteilles, cadeau.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Un cadre avec deux statuettes sculptées en bois, deux femmes africaines.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;J’étais ému, et tout un pan de sentiments m’ont traversé, une dernière fois, et j’ai serré des corps contre moi pour dire merci, et j’ai serré des mains pour sentir la force et la douceur, et j’ai embrassé des joues pour un je t’aime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR-CA" style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le retour, quant à lui, fut chaotique; j’étais supposé arriver le 2 avril mais le changement de date que j’avais effectué en février n’était plus valable; les douaniers ont confisqué l’alcool que j’avais rapporté de Cape Town; l’avion eut un retard de trois heures et lorsque je suis arrivé à Montréal mes bagages avaient disparu.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Après plus de 46 heures sans dormir, j’ai pleuré de fatigue et d’une écoeurite aigue.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR-CA" style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Le retour, les amis, l’abondance, Pâques, Place Laurier, la folie du monde, la folie de l’inconscience, notre folie, à moi et à nous, à tous, comme une grande faux au-dessus de nos têtes, m’a sauté à la figure et devant tant de tout j’ai faibli, j’ai compris que le changement qui s’est opéré chez moi lors de ce voyage n’est pas éphémère; il est maintenant ancré à un port d’attache plus fort que l’oubli. Ce port, de Québec à Amsterdam, de Cape Town à Casablanca, de la Floride à Montpellier, de Barcelone à Tegucigalpa, est le même : il s’agit de l’humanité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR-CA" style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Un jour je repartirai pour voir d’autres montagnes et d’autres visages; je rencontrerai des fleurs et des lions, des eaux plus salées que le feta et je m’allongerai dans un dépotoir pour me nourrir de vers et des débris laissés par la richesse.&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;Je tenterai, avec ma caméra, de capter un peu de dignité pour l’offrir à ceux et celles qui n’auront aucune idée de ce qu’est la pauvreté de l’être et surtout, de ce qu’est l’exploitation de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=""&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR-CA" style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;"&gt;&lt;span  lang="FR-CA" style="font-family:arial;"&gt;&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="" lang="FR-CA"&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;Alors je ferai un peu la paix avec l’ici…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-7029194505486489486?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/7029194505486489486/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=7029194505486489486' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/7029194505486489486'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/7029194505486489486'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/04/pour-une-dernire-fois-une-histoire.html' title='POUR UNE DERNIÈRE FOIS, UNE HISTOIRE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-334814757584407417</id><published>2007-03-27T15:40:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:20:59.780-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>DU PLUS LOIN DE L'AFRIQUE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La route est longue; nous traversons des montagnes tatouées d’arbustes qui ressemblent à celles que j’avais aperçues, voilà quelques années, en traversant le Maroc. Je capte le paysage qui s’étend sur plus de 1500 kilomètres, je m’enivre des champs de blé d’or et j’écoute la musique du pays qu’Andile me fait découvrir. Les sons sont nouveaux, drapés d’une musicalité qui m’enveloppe; nous nous dirigeons vers le bout de l’Afrique, vers Cape Town.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andile voulait que je vois et que je goûte son pays. J’ai goûté et j’ai aimé. Aimé les autruches, les vaches, les chiens de prairies, le&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rgk70wGlhhI/AAAAAAAAAB4/rksS1AmaL_c/s1600-h/2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046630634897114642" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rgk70wGlhhI/AAAAAAAAAB4/rksS1AmaL_c/s320/2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s solitaires qui sillonnent l’autoroute; les chevaux, les chevaux vapeurs, les oiseaux, le ciel et les nuages qui parfois pleurent; la pluie qui tombe sur une partielle de terre alors qu’à quelques kilomètres plus loin, le soleil brille brille brille; j’ai aimé les éclairs qui ressemblent à des effets spéciaux, la couleur du sable rouge brûlé, les cactus, les plans d’eau trop rares, les mines à ciel ouvert qui crachent l’or, le platine, le magnésium et j’ai aimé les vignes de Cape Town alors que le raisin coule à flot et que la richesse et la pauvreté s’écartent l’un de l’autre comme des aimants opposés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Durant nos escales, Andile me fait remarquer que les traces de l’apartheid (qui signifie séparation en Africaans) sont encore plus présentes dans le reste du pays qu’à Joburg. Il dit des mots forts, clairs comme un rayon de soleil et brûlants comme la lave, des mots tels que « Les architectes de l’apartheid ont bien fait leur travail; ils ont lavé les cerveaux et maintenant l’apartheid est ancré dans les mœurs. ». Nous discutons beaucoup. Il m’apprend tellement. Il me fait remarquer que lorsque nous allons au restaurant, c’est toujours moi qui est servi en premier, c’est toujours moi qui reçois l’addition. Les gens, lorsque nous nous présentons, croient que nous ne sommes pas ensemble. Tous semblent surpris. L’échelle est ainsi composée : blancs, métis, noirs. Il m’explique que les serveuses gagnent environ 300 rands par semaine. Pourtant, le trio burger que je choisis est le même prix que celui au Québec. Les industries, les restaurants, ici, font encore plus d’argent.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rgk8CgGlhiI/AAAAAAAAACA/x7INvD-RsfM/s1600-h/1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5046630871120315938" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rgk8CgGlhiI/AAAAAAAAACA/x7INvD-RsfM/s320/1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu la chance, avec Shelina et Sandra, de faire le tour de Cape Point. Cette péninsule, grandiose, est le point le plus bas de l’Afrique. Les mots qui viennent à l’esprit pour décrire cette partie du monde sont magnifique, splendide, spectaculaire, sublime. Les mots ne suffisent pas. Je suis désolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du plus loin de l’Afrique je rejoins le bout du monde pour rencontrer des pingouins et me prélasser sur les plages égayées par les touristes et les surfeurs. J’escalade des rochers où des oiseaux pêcheurs prennent leur repas et digèrent avant de prendre le large. Je me baigne dans un eau aussi froide qu’un verre d’eau d’hiver et glisse sur les vagues avant de me fondre dans une étoile de mer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du plus loin de l’Afrique j’écris que la vie est un monstre aux mains de soie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-334814757584407417?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/334814757584407417/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=334814757584407417' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/334814757584407417'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/334814757584407417'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/03/du-plus-loin-de-lafrique.html' title='DU PLUS LOIN DE L&apos;AFRIQUE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rgk70wGlhhI/AAAAAAAAAB4/rksS1AmaL_c/s72-c/2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8223202835025777319</id><published>2007-03-22T15:39:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T15:40:49.067-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>VIE, CIEL ET HIVER</title><content type='html'>L’hiver arrive. Pourtant, il fait 29 degrés. Je suis bien. La foule se met en marche tandis que ma caméra s’allume en plein centre-ville de Joburg, là où normalement le voyageur n’ose pas. Mais il y a foule, il y a des dizaines de caméraman, des dizaines de photographes. Des femmes marchent les seins nus, habillées du traditionnel costume zoulou; là-bas, plusieurs groupes dansent, crient, brandissent des affiches, quémandent la justice au nom du droit universel à la dignité; il s’agit, en fait, de choses que vous et moi avons eu depuis la naissance : un toit, de l’eau, de l’électricité, un job si possible pour manger. Il y a aussi de grands drapeaux multicolores qui volent, des drapeaux sur lesquels des hommes et des femmes ont écrit à la main que le sida est un fléau, que tous les malades ont le droit à des soins. Je filme encore et je compatis, j’agis. Il y a quelqu’un qui m’a dit dernièrement qu’on ne revient pas indemne d’un voyage à Johannesburg. C’est fou comme je suis ébranlé dans mes propres convictions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pars demain matin très tôt pour Cape Town. Mon voyage sera sûrement beau et calme, puisque nous faisons le voyage en voiture, moi et Andile, ce qui correspond à 16 heures de route, et un peu plus si l’on s’arrête pour admirer le paysage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’autre jour, j’ai dit à Andile que j’étais son grand enfant – big child (il a une fille de 6 ans, Linda). Il a rétorqué, en anglais, que j’étais plutôt un big good friend. Vous ne pouvez pas savoir le chaud que ça m’a fait. Les gens du bureau préparent un party pour mon départ. Pourquoi je m’attache toujours autant?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je porte en moi les silences d’un départ qui se rapproche, un peu comme les autres départs que j’ai vécus, mais celui-ci est particulier; je l’attends, je le sens comme une particule qui m’agace; j’ai écrit que je voudrais être une boule; maintenant, je ne veux plus rien. J’ai saisi que ce voyage a été magnifique dans ses ambiguïtés, dans sa souffrance ressentie, que j’ai capté l’insondable, cette chose que l’on ne distingue pas toujours à travers les filtres de notre confort et qui se nomme tout simplement la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains me demanderont : « Est-ce le voyage que tu as le plus apprécié? ». S’il-vous-plaît, ne me posez pas cette question. J’ai aimé tous mes voyages. C’est impossible d’y répondre. Le voyage qui m’a le plus ébranlé. Définitivement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vendredi le 30 en soirée des éclairs garniront le ciel de Jozi que je flatterai une dernière fois de la main jusqu’au prochain hasard. Un avion s’éloignera pour Amsterdam et je regarderai derrière moi pour voir si ce que j’ai accompli est louable. Je sais que ma réponse sera oui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8223202835025777319?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8223202835025777319/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8223202835025777319' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8223202835025777319'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8223202835025777319'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/03/vie-ciel-et-hiver.html' title='VIE, CIEL ET HIVER'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2625371100815165516</id><published>2007-03-16T15:36:00.000-07:00</published><updated>2008-06-16T15:37:20.933-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>PASTIS ET FAITS DIVERS</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce soir, le pastis est doux et limpide; je regarde le ciel de Jozy et constate que je quitterai bientôt ce paradis infernal, je laisserai derrière moi un monde qui me ressemble, tiraillé par les dichotomies internes et passionné par les échanges culturels.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai fêté pour une troisième année consécutive mon anniversaire en terre étrangère. La soirée, arrosée de rires et de liqueurs, m’a embrassé d’ivresse; le début de ma 28e année fut un prologue de l’avenir. Garant de mon passé, ma vie que je saisis maintenant attrape toute l’essence de ce que je souhaite pour le futur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai terminé mon documentaire. Le montage fut facile mais long, les images s’agrippant après moi comme des tiques devant le choix difficile des scènes à supprimer.&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai assisté à un congrès national sur les politiques de l’ANC. Des milliers de personnes de Sebukeng – un township tout près de Bophelong - ont assisté à ce rassemblement où la pauvreté côtoie la corruption d’un gouvernement idéaliste. J’ai capté quelques images, mais le tout reste assez sommaire et inintéressant, sinon les réactions très fortes des différents intervenants qui questionnent les députés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les manifestations se poursuivent à la Dursöts Industries. Ce soir, des dizaines de femmes dorment à la belle étoile devant les portes de la manufacture pour dénoncer les abus et les piètres conditions de travail des travailleuses. Ce soir, mes pensées sont avec ces femmes qui se battent pour une bouchée de pain, un peu de dignité et de reconnaissance. Je prie en silence pour elle. Cette prière, elle n’est pas destinée à un dieu quelconque, mais à la volonté humaine, à la justice comme droit, à cette valeur abstraite que l’on nomme le respect.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a quelque temps déjà, GIWUSA a dénoncé aux autorités les sévices auxquels étaient soumis les travailleuses et travailleurs de la Dursöts. Andile m’a raconté que le policier avec lequel il a conversé au téléphone lui a répondu qu’il ne pouvait pas intervenir car un ordre venant « d’en haut » l’empêchait, lui et ses collègues, de procéder à quelconque action. Andile prévint d’autres autorités de la situation. Mais il fut frustré par le même son de cloche au Ministère de la Santé. Le même son de cloche au Ministère de la justice. Le même son, partout, qui résonne comme une alarme sourde. La corruption, à grands coups de pots de vin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sévices qu’Ibrahim Ishmael Dursöt et ses trois fils administrent aux travailleurs sont multiples : lésions corporelles, coups à diverses parties du corps dont les parties génitales, électrochocs au cerveau et j’en passe. Plus j’amoncelle les informations et plus ma rage augmente. Ces événements ont tous été rapportés dans différents ministères. Sans aucun effet. Je demande : comment ne pas se révolter devant une telle aliénation, une telle immoralité?&lt;br /&gt;----------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fin de semaine, je serai à Soweto, le plus grand township du monde. Plus de deux millions de personnes s’y entassent. Evelyne m’a proposé de réaliser quelques entrevues avec des personnes qui désirent partager leur quotidien, leur souffrance. Dans ce pays, contrairement à ce que j’ai cru au départ, la caméra est un objet de fascination et tous sont heureux d’apparaître devant l’objectif. Tous veulent raconter leur histoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je pars la semaine prochaine pour Cape Town avec Andile. Je traverserai tout le pays en voiture, pour le plaisir de mes yeux. Détails, je vous les livrerai à mon retour ici, en terre joburgienne. C’est promis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’intensité et le temps me presse; je ne suis pas en reste : mon désir de revenir dans la contrée sud-africaine s’est installé juste là, au creux du ventre. Ce que j’ai accompli est insuffisant. Je dois faire davantage, je dois tant, je dois jusqu’à ce que mes tripes n’en puissent plus, jusqu’à ce que j’obtienne la satisfaction du devoir accompli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai quand même beaucoup travaillé ici. Ai produit blogs, cartes d’affaires, documentaire. En mois de deux mois. Plus de besognes que je ne m’attendais au départ. J’ai pourtant plus d’énergie que lorsque je suis arrivé.&lt;br /&gt;--------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’aimerais profiter de cette tribune pour remercier tous ceux qui m’ont écrit pour mon anniversaire, tous ceux qui m’ont dit ou écrit les phrases suivantes : j’ai pensé à toi; fais attention à toi; je suis fier de toi; bravo François bravo; je regarde ton blog tous les jours; je t’aime ». Oui, je cohabite avec le cliché. Mais ces simples paroles, plus petites que des mains d’enfants, vous touchent davantage dans la distance. Elles deviennent des nourritures de conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, je reviens bientôt. Et je serai printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pastis est une liqueur solaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2625371100815165516?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2625371100815165516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2625371100815165516' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2625371100815165516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2625371100815165516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/03/pastis-et-faits-divers.html' title='PASTIS ET FAITS DIVERS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-3966278099274451664</id><published>2007-03-11T15:32:00.000-07:00</published><updated>2008-12-10T02:21:00.035-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>QUELQUES MOTS, UN PEU DE MES PAS</title><content type='html'>L’océan indien, tel un grand drap, me recouvre de vagues tandis que je plonge dans la marre immense aux requins. Je nage, navire solitaire, dans l’écume à saveur de houblon et me roule dans le sable blanc des plages de Port Elizabeth. Les quatre jours passés dans cette ville ont été joyeux, entremêlés d’embrouilles et de pluie. Je me suis senti comme un touriste : bons restos, bar, danse, vins (excellent Shiraz, succulent Merlot), plages, centre d’achat. Quelques babioles ont rempli mon sac. Je suis revenu. Jozy me sourit à nouveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai eu la chance de faire la traduction – du Swana à l’anglais –d’une entrevue que j’ai captée il y a quelques semaines grâce au travail d’Amos et Naledi. J’ignorais la teneur des propos de cette femme. J’ai eu mal. Mal à m’en déchirer la conscience. Les faits que je vais exposer ici ont déjà été mentionnés dans un précédent mémo. Au risque de me répéter, il m’apparaît essentiel de crier haut et fort cette interview à travers le porte-voix de l’écriture pour rejoindre et peut-être conscientiser quelques personnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ntswaki Thjau a tout au plus 25 ans. Elle travaille à la Dorsöts Industries depuis 5 ans. Elle arrive le matin au boulot vers 7h30 et termine son quart de travail en pleine nuit, parfois vers quatre heures le matin. Les tâches qu’elle effectue sont diverses : production de produits alimentaires variés, mise en conserve, entretien. Elle reçoit un salaire hebdomadaire de 165 rands par semaine (+ ou – 25$). Sur ce montant, elle donne 35 rands pour son hébergement. Son dortoir est une petite pièce sans fenêtre qu’elle partage avec trois autres travailleuses. Lorsqu’elle veut se laver, les travailleuses doivent sortir de la pièce car il n’y a pas assez d’espace pour se mouvoir. Le patron nourrit les travailleurs avec des produits périmés. Elle raconte l’histoire de plusieurs personnes qui ont des éruptions dans le cou à la suite de la consommation de ces produits. Leur régime alimentaire est constitué essentiellement de « beans » et de « pap » (pâte de maïs blanche très opaque). Tous les jours. Ce sont ses mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir joint le syndicat, cette femme et des dizaines d’autres ont été rabrouées et punies. Elles ont lavé le plancher de la maison du patron à genou, avec un linge. Il n’est pas question d’utiliser une vadrouille. Elles ont coupé le gazon avec des ciseaux. Durant l’interview, elle mentionne le mot domestique. Ces femmes sont utilisées comme des serviteurs. C’est ce qu’Amos me confirme lors de la traduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis Ntswaki raconte l’horrible. Il y a un des fils du patron, l’un des deux gros Arabes aux tempes grisonnantes, Rice, qui traite les travailleuses comme des esclaves. Il les bat. Il leur crie des injures. Kaffir. Il les insulte avec leur mère. Son respect de la vie humaine est absent. Le gain, une BMW et de belles chaussures, un téléphone nec-plus-ultra (je n’avais jamais vu ça auparavant un cellulaire comme celui-là), une grande maison pouvant accueillir huit familles; voilà ce qui importe. Humiliées dans leur intégrité, ces femmes n’ont d’autres choix que de se révolter. Sans passeport, sans permis de travail, ces femmes et ces hommes sont des forces de vivre. Leurs mains valent un tison d’or. Chaque fois que j’en empoigne une, je tiens l’énergie du désespoir.&lt;br /&gt;-----------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m’apporte, quelques jours plus tard, un article de journal qui parle d’un homme qui a été séquestré et battu durant cinq heures par son employeur. Les tortionnaires sont les deux fils du propriétaire de la Dorsots Industries.&lt;br /&gt;-----------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mardi, harassés par les cris et les danses des travailleuses qui manifestaient, les dirigeants de la manufacture ont appelé la police. Les agents de la paix ont tiré des balles, des rubber bullets, sur ces femmes sans défenses. Trois blessées. Je n’étais pas là. À mon grand désarroi. Vous avez, par contre, une photo que j’ai prise des cartouches. Mon documentaire commence à prendre forme.&lt;p style="text-align: justify;"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040582102317883746" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RfO-t0XZYWI/AAAAAAAAABg/hfGLsmBhyAk/s320/Picture+or+Video+002.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;J’ai assisté à une nouvelle manifestation hier. Une autre industrie. Les proprios sont des Libanais. L’usine déménage au Malawi. Là-bas, les travailleurs acceptent un salaire moindre. Ici, ils gagnent 200 rands par semaine (32$). Là-bas, la moitié moins, et moins encore.&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Si vous voulez faire de l’argent, vous pouvez toujours vous offrir quelques centaines de travailleurs à bas prix. Si vous n’avez pas de remords, si vous n’avez aucun respect pour la dignité, alors venez ici. Je sais, je fais dans le sarcasme. La douleur est difficile. La rage intense. J’aimerais bien être avec Rice dans une pièce fermée.&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Je me sens comme une boule. Une boule de tristesse et de compassion, une boule de bric-à-brac qui s’élance dans un vide et qui rebondit, surchargée d’un poids moral et d’une conscience globale. Je voudrais être un feux d’artifice et exploser de lumière, mais je me limite à la seule possibilité de prendre l’image et de la recomposer pour qu’elle soit projetée ici et peut-être ailleurs.&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Moi, pour avoir saisi un peu de l’ailleurs, rien qu’une parcelle, tiens à partager et à propager la plainte formulée par des dizaines de travailleuses et travailleurs. Je vous convie à m’envoyer un courriel pour vous procurer le DVD que je produirai dès mon arrivée. Si vous avez des contacts, si vous connaissez des enseignants au secondaire, au collégial, à l’université, si vous êtes membres d’un comité, d’un groupe, d’un ONG, d’un syndicat, si ça vous intéresse, si la lutte contre l’injustice est l’une des valeurs qui sillonnent votre quotidien, écrivez-moi. Vous pouvez utilisez le lien qui figure sur la page principale.&lt;br /&gt;------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;J’ignore quelles sont les possibilités, quels sont mes moyens : j’aimerais revenir ici, ou aller quelque part en Afrique et produire un documentaire plus étoffé sur le sujet. J’aimerais savoir si ça intéresse des gens. Les démarches peuvent être longues : ACDI, organismes subventionnaires, ONF. Ai déjà tout l’équipement, reste plus qu’à l’assurer. Suffit de deux ou trois personnes crinquées à l’os. Passez le mot.&lt;br /&gt;-------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;PENSEE&lt;/p&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt;Je veux une vie en forme de toi&lt;br /&gt;Et je l'ai&lt;br /&gt;mais ça ne me suffit pas encore&lt;br /&gt;je ne suis jamais content...&lt;br /&gt;(Boris Vian)&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-3966278099274451664?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/3966278099274451664/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=3966278099274451664' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3966278099274451664'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/3966278099274451664'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/03/quelques-mots-un-peu-de-mes-pas.html' title='QUELQUES MOTS, UN PEU DE MES PAS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RfO-t0XZYWI/AAAAAAAAABg/hfGLsmBhyAk/s72-c/Picture+or+Video+002.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2849947363795053481</id><published>2007-02-27T15:29:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:21:00.268-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>PIQUE-NIQUE, PORT ELIZABETH, MONTAGE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/ReQUDiK8waI/AAAAAAAAABE/AsHOTJU_yvA/s1600-h/IMG_1349.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5036172334251950498" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/ReQUDiK8waI/AAAAAAAAABE/AsHOTJU_yvA/s320/IMG_1349.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Oui, je sais, j’ai négligé considérablement mon blog. Au risque de paraître ingrat, j’ai traversé des rivières de serpents, gravi une montagne de fleurs épineuses et marché sur des charbons ardents pour me rendre jusqu’ici, au début de la page, afin de trouver une explication logique à mon absence prolongée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais pour être exact, ce fut plutôt calme. Mathieu et Évelyne ont passé cinq jours chez moi (à mon grand désarroi). J’ai ensuite passé près de trois jours à acheter des trucs pour l’ordinateur dans les bureaux de GIWUSA. Après une certaine réussite, j’ai tenté de monter mon projet sur des logiciels bidons qui ne fonctionnaient pas ou qui me coinçaient dans un montage trop précaire; j’ai attendu une journée complète le téléchargement du logiciel Adobe Premiere 6.5. Bon, c’est pas Final Cut, mais j’étais tellement content d’avoir un logiciel « correct » que j’ai passé le lendemain rivé sur mon écran comme un geek à observer mes rushes, à rager chaque fois que le son est merdique et à maudire le fait que je ne possède pas de trépied. Histoire courte de mes derniers jours passés ici. Exception : la fin de semaine dernière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andile a décidé que samedi, on sortait. C’est un restaurant-bar, le genre bon chic bon genre dans le nouveau centre-ville de Joburg. C’est plein de palmier, un toit avec de la paille, style bien Africain avec des dalles de marbre. Au début de la soirée, je remarque bien quelques blancs mais rapidement, ils quittent la place, comme si le baril de poudre à canon allait exploser. Bière par-dessus bière, Jameson par-dessus Jameson, la soirée est fébrile, un groupe de six filles m’accoste et la première question est : where are you from?. Bon, j’ai déjà le goût de changer de place, je reste poli, suis French Canadian, j’ose dire Québécois, elles comprennent rien, ai pas le temps de parler politique, Andile m’attend pour aller danser et prendre un autre verre. Plus tard une vraie black mama s’approche de moi, elle me tend un numéro de téléphone, je comprends rien, son accent est trop fort; Andile s’en mêle, c’est la fille là-bas avec le gilet bleu qui veut que je l’appelle, je suis mort de rire et Andile s’étouffe avec son verre de bière, il prend le papier, moi je m’en fous; eh Andile, on va danser? Il y a une autre black mama qui danse avec Andile, les noirs ont une façon si particulière de bouger, comme si le rythme attaquait leurs muscles et qu’ils ne pouvaient s’empêcher de jouir au son de la musique. On termine la soirée dans un pub de jazz, c’est plus sain et ça nous permet de désaoûler, on est un peu mieux, on reprend la bagnole direction maison dodo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, plus éméchés, moi et Andile avons le plaisir d’emmener Linda (sa fille de 6 ans) et sa ribambelle d’amis pour un pique-nique au parc. Ce parc est grand comme le parc minicipal, à Québec. Cours de tennis, terrains de football, piscine, jeux pour enfants et un lac avec plusieurs petites chutes à chaque extrémité. Mignon, pittoresque, enchanteur; de grands saules pleureurs déversent des feuilles sur nous; les enfants jouent au ballon, moi je joue avec les enfants et le ballon, quoique c’est du pareil au même, je joue avec les enfants-ballons, ils tourbillonnent dans les airs, font la fusée, volent, se rendent jusqu’à Dakar et reviennent par la sente qui débouche sur l’entrée du parc, là où un gardien, fatigué de sa journée, roupille tranquillement sur l’asphalte chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette semaine je tente de terminer mon montage. Malheureusement, j’ai prêté mon micro à Jonatan il y a près de deux semaines pour l’interview à Sonderwater. Il a été dans l’impossibilité de me le remettre. Ce précieux objet s’est donc retrouvé entre les mains de deux personnes dont j’ignore l’existence avant que je ne pète un plomb. Finalement, Mathieu a déniché mon micro à Orange Farm, à 40 kilomètres de Joburg. Le plomb une fois pété, j’ai repris mes esprits et j’ai décidé d’attendre patiemment. C’est dommage car mon montage est foutrement avancé. Je suis en Afrique. Y’a rien qui presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prochains jours : achat de billets pour Port Elizabeth, ville côtière, paradis des surfers (je dois essayer ça une fois dans ma vie, au risque de me battre avec un requin) et tourisme oblige, lieu fréquenté par de riches bourgeois. Au menu : trois jours de plages et deux jours de travail. Je vais aller filmer une communauté que l’on a expropriée de son territoire. J’ignore ce dont il s’agit dans les faits. Plus de détails dans les jours à venir.  J’ai encore des trucs prévus mais je vais me taire pour éviter d’en raconter trop. Il est tard et je vais m’endormir sous le ciel de Jozi.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2849947363795053481?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2849947363795053481/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2849947363795053481' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2849947363795053481'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2849947363795053481'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/pique-nique-port-elizabeth-montage.html' title='PIQUE-NIQUE, PORT ELIZABETH, MONTAGE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/ReQUDiK8waI/AAAAAAAAABE/AsHOTJU_yvA/s72-c/IMG_1349.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-870974216545565553</id><published>2007-02-15T23:26:00.000-08:00</published><updated>2008-06-16T15:28:40.832-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>SONDERWATER, SANS VIE, CATAPULTÉ DANS UNE RÉALITÉ INSAISISSABLE</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le 14 février 2007,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis désolé. Je ne suis pas à jour. Les événements se bousculent, s'entrechoquent. Je suis un spectateur actif; les gens que je côtoie journellement m'émerveillent et je tente de saisir toute l'essence et toute la portée des inégalités.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis parti avec Jonathan, le 14, pour le bidonville de Sonderwater (le mot signifie "sans eau" en Africaneer, au risque de me répéter). Ce bidonville est constitué essentiellement de maisons fabriquées à partir de débris de tôle et d'objets épars. J'ai plusieurs photos que j'ai voulu télécharger sur mon blog mais les connexions Internet sont tellement mauvaises ici que c'est malheureusement impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc observé, moi et Jonathan, un cruel spectacle. Nous avons été les témoins d'un appel à l'aide devant lequel nous étions impuissants. J'ai vu Jonathan secoué par les paroles d'une femme que nous avons interwievée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a 63 ans. Son nom, je ne m'en souviens plus. Palusa - Serrena - Sokile. Je l'ignore. Elle vit dans ce schak depuis 14 ans. Sans aucune électricité, sans eau courante. Les habitants boivent l'eau de la rivière; non loin, des usines (tel que la Söderts Industries) y déversent leurs matières résiduelles. Les enfants jouent dans cette rivière. Il y a des petits crabes rouges. Un enfant prend un crabe. Il fait un feu pour jouer. Il embroche le crabe, le cuit sur le feu. Il mange le crabe qui vivait dans la rivière. Le crabe mange les plantes de la rivière. Les plantes se nourrissent avec l'eau. L'eau est contaminée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle nous parle d'elle. De l'eau. De l'apartheid. Que l'ANC n'a rien fait depuis son élection. Au contraire, le parti politique a privatisé l'électricité, l'eau potable. L'état ne possède rien. Le peuple ne possède rien. Seulement les méga-industries qui profitent de l'exploitation des classes ouvrières. Nouveau règne d'un apartheid économique. Cette femme, à la fin de son monologue, regarde Jonathan et lui dit "Help us". Elle le répète cinq fois. Jonathan regarde au sol, et peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous interwievons un homme. Il s'est battu pour que le gouvernement écoute le cri d'alarme de la situation des schaks. On l'a plutôt emprisonné. Un homme dans la cinquantaine. Il n'a jamais tué personne. Il narre sa vie. N'est pas un criminel. Un père de famille qui voulait nourrir sa famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les images sont fortes, saisissantes. J'avais des larmes qui ne tombaient pas, mais qui coexistaient avec mon champ de vision. J'aurais voulu faire l'impossible. Pour ces gens, nous ne sommes pas des blancs sud-africains. Nous incarnons une possibilité, un espoir. C'est lourd de porter l'espoir en soi, surtout lorsqu'il est fortuit. On se confie à nous. Nous sommes du Canada. Un grand pays pour eux. Lorsqu'ils apprennent qui nous sommes, le ton change; notre statut diffère : l'homme blanc exploiteur devient l'homme aidant. La couleur s'estompe. Je serre des mains. Beaucoup. Certaines peut-être séropositives. Dans les bidonvilles, une personne sur trois est porteuse du VIH.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jean-Philippe a écrit un commentaire intéressant : je deviendrais sûrement plus radical suite à cette expérience. Mon cher ami, c'est déjà fait. Cette réalité ne peut qu'endurcir ton dégoût face à l'exploitation. Face aux multinationales. Face au racisme. Face à soi-même comme image de ces inégalités. On se dit : je dois agir. L'inaction mène à la passivité. À l'oisivité. Malheureusement, au Québec, la facilité est dominante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci Nicolas pour ton message. tu écris tellement bien. Tu devrais le faire plus souvent. Jaloux tu dis. Québec est peut-être plate, mais tu peux y marcher le soir jusqu'au petit matin sans avoir peur. Tu peux te promèner en voiture la tête au vent sans craindre une attaque. Tu peux laisser la porte débarrer chez toi sans qu'une personne n'entre par infraction. Tu n'es pas dans l'obligation d'avoir un système d'alarme si tu possèdes UN seul article de valeur. Là-bas, tu es riche si tu as une guitare, un ampli, une caméra, un micro, une bague ou un vélo. Tu as une voiture ? Tu es catégorisé. Oui, Québec est plate. Mais les gens voudraient, pour tout l'or des mines de Joburg, atteindre cette quiétude si caractéristique à la vieille Capitale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime ma ville natale. Québec me manque. Montréal; plus ou moins. J'aimerais faire un gros festin en revenant. Un grand festin avec du pap, du fufu, de l'agneau au curry, de la mangue marinée... j'aimerais aussi présenter le fruit de mon travail lorsque je l'aurai terminé. Au fait, l'accent ici est terrible... :0)))&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vos commentaires sont toujours très appréciés. Chaque fois que je reçois une réponse de l'un d'entre vous, je me tape dans les mains, je ris à m'en pourfendre le visage, le coeur grand et gros, aimant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour vous, Benoît et Jean-Philippe, j'ai beaucoup d'images et de photos pour le Comité Eau. Si ça vous intéresse. Jonathan a les rushes des entrevues mais je peux sûrement les acquérir éventuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai 27 ans et je grandis encore.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-870974216545565553?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/870974216545565553/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=870974216545565553' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/870974216545565553'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/870974216545565553'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/sonderwater-sans-vie-catapult-dans-une.html' title='SONDERWATER, SANS VIE, CATAPULTÉ DANS UNE RÉALITÉ INSAISISSABLE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-6597145747638530724</id><published>2007-02-15T15:23:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:21:00.454-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>MANIFESTATION, POLICE, DANSE ET FEMMES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RfUgtUXZYXI/AAAAAAAAABo/KXVGYDhsrjI/s1600-h/Femmesgagnantesfinoccupation.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5040971320844181874" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RfUgtUXZYXI/AAAAAAAAABo/KXVGYDhsrjI/s320/Femmesgagnantesfinoccupation.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Afrique du sud, 13 février 2007&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il fait beau sur Eikenhof. Un soleil de plomb rougit la peau dès l’exposition. Nous sommes trois dans une voiture: moi, Hector et Osborne. Nous représentons l’Union des travailleurs. J’ai apporté mon caméscope et mon appareil-photo numérique. À l’intersection de la Msg Nd Road, une meute de femmes nous attendent. Elles chantent et tapent des pieds; certaines brandissent des affiches, d’autres soufflent dans des trompettes de plastique. Leurs vêtements blanc pourpre jaune bleu rouge vert brun mordoré, dansent et forment des contrastes avec le paysage. Lorsqu’elles nous aperçoivent, leur chant devient cri. L’accueil est intimidant; d’abord parce que je suis blanc comme neige et ensuite, parce j’ignore quelle est la raison de ma présence. Je sors de l’automobile et prépare mon matériel à la demande d’Osborne : micro, caméra, cassette, batterie. Les femmes arrivent en trombe et nous entourent, sifflant et tapant des mains au rythme de la musique endiablée; j’appuie sur le bouton afin de mettre en marche ma caméra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant l’entrée de la Dürsots Industries, des femmes noires manifestent. Elles ont été congédiées par leur employeur sans préavis la journée d’avant. Ces femmes sont des travailleuses illégales; elles immigrent du Mozambique, du Kenya, du Botswana – et d’autres pays d’Afrique – espérant trouver, ici, en Afrique du Sud, une possibilité de vie meilleure. Malheureusement, ces femmes deviennent une main-d’œuvre soumise à un demi-esclavage : elles travaillent pour un salaire hebdomadaire de 165 rans par semaine, ce qui équivaut à un peu plus de vingt-cinq dollars. Cent dollars par mois. Mille deux cent dollars par année. Les heures travaillées ne comptent pas; elles arrivent tôt, à 7h30, avant les employés légaux. Leur quart de travail se termine en pleine nuit, vers quatre heures. Toute la semaine. Près de vingt heures par jour à fabriquer de l’huile, du savon et autres produits manufacturés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles ont des enfants; elles sont majoritairement monoparentales. Elles habitent des bidonvilles ou des Townships, doivent marcher parfois trois ou quatre kilomètres pour se rendre à l’usine. Mais malgré tout, elles chantent, elles rient. Je n’ai jamais vu d’aussi belles femmes. Grosses, maigres, les seins pendants; des sourires où manquent une dent, parfois plusieurs, les cheveux grisés et raidis par le manque d’hygiène. Elles transpirent la vitalité, une soif de vivre hors du commun. Forte, énergique, resplendissante dans la souffrance. Elles ragent devant l’injustice. Leur injustice. Leurs yeux sont remplis de hargne. Elles dansent encore et encore, se défoulent durant de longues minutes avant de s’asseoir sur le sol. Osborne leur parle de l’action qu’ils vont entreprendre. Il me présente, raconte un blabla un peu trop prétentieux pour mes oreilles : je suis un spécialiste de-ci de-ça venant du Canada. Elles sont ravies. Moi, je filme, je prends des photos. J’ai même l’audace de m’asseoir au milieu du cercle. Je les contemple. Je suis fasciné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le grillage s’ouvre et une voiture blanche entre dans l’enceinte. Les femmes se précipitent à l’intérieur. Osborne et Hector jubilent. Je veux entrer, mais Osborne m’en empêche; cette occupation est, tout comme ces femmes, illégale. Le garde de sécurité semble médusé. Je reste derrière les barreaux. Nous attendons. Un homme vient à notre rencontre. Puis d’autres lui succèdent. Une masse trapue arrive. Chef-adjoint à la sécurité. Un mètre quatre-vingt-cinq. Yeux bleus bridés. Grandes oreilles rondes. Il parle d’une voix sourde. Osborne et Hector répondent. Je le fixe avec ma caméra. Je focalise sur lui. Je suis un instrument d’intimidation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs hommes sortent des bureaux ; deux gros arabes aux tempes grisonnantes qui se ressemblent; un vieil Arabe avec une longue robe blanche qui floue le sol. Il crie « What’s happening! » trois ou quatre fois à travers sa barbichette grise. Une voiture de police apparaît. Je filme. Je prends des photos en rafale – l’ai-je déjà dit? Pas pour longtemps. Nous avons la permission de rejoindre la direction devant le bâtiment administratif et de parlementer avec eux. Je dois arrêter de filmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois longues heures s’écoulent sans caméra. J’ai tout de même glissé en douce mon appareil-photo numérique dans la poche de mon pantalon. Je prends quelques photos. Hector et Osborne parlementent avec l’un des gros Arabes borné qui a, disons-le, un sens de la réparti assez inégal. Il prétend que ces femmes n’ont pas le droit de faire cette intrusion, qu’elles marchent sur le sol d’une propriété privée. Osborne le contredit en affirmant que c’est eux qui contreviennent à la loi en congédiant ces travailleuses. L’Arabe me lance des regards furtifs; il s’approche du chef-adjoint à la sécurité et lui ordonne de me surveiller. Le gardien, comme un chien, s’exécute. Il a une matraque dans la main droite. Il joue avec elle, la caresse, tapote sa main gauche avec l’arme. Un homme blanc sort de l’édifice patronale. Près de la cinquantaine. Carré. Chemise blanche. Pantalon noir. Cheveux qui descendent au milieu du front. Lèvres très minces. Nez proéminent, gonflé par le temps. Oreilles longues et pointues. L’homme est une caricature. Il porte un jonc doré à l’auriculaire droit. Une Rolex noire au poignet gauche. Mon oeil fixe la montre. J’imagine les paroles d’un présentateur d’un grand jeu télévisé : « Une montre d’une valeur de plus de dix mille dollars! ». Je ne suis pas fort en calcul mathématique. Mais cette montre, à elle seule, représente dix ans de salaire pour l’une de ces travailleuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La police quitte les lieux. Les négociations s’intensifient. La sécurité aussi. Trois camions bondés de gardes. Ils vont utiliser la force si nécessaire. Le chef de la sécurité, un homme maigre avec des yeux de dorade et le profil d’une hyène, menace d’expulser les femmes. Je ne filme plus. Tous regardent au sol. Sauf moi. Je suis un spectateur. Je prends maintenant des notes. La Rolex. Les gardes. Le vieil Arabe. Ses deux fils aux tempes grisonnantes. Les femmes au loin qui chantent. La tension s’élève. Elle est palpable; on pourrait presque la goûter avec les doigts. Des cellulaires sonnent toutes les trois minutes. L’homme-caricature marche avec son téléphone à l’oreille. Sa stature est impressionnante. Il dégage l’autorité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les heures s’écoulent. L’intensité du soleil diminue. La peau de mon visage brûle. Osborne et Hector parlementent avec les gardes et les Arabes. Le ton est moins grave, l’argumentation plus diplomate. L’homme-caricature, harassé, tend un document signé à Osborne. Les femmes obtiennent une garantie du paiement de leurs journées de travail jusqu’à la prochaine rencontre avec les délégués syndicaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elles repartent comme elles sont venues; en chantant et en criant, en brandissant haut le poing, signe d’une petite victoire morale et financière. Elles sont encore plus belles qu’au début de la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;---------------------------------------------------------------------------------------------&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai été à Sonderwater (le nom signifie sans eau en Afrikaner), un bidonville. J'ai presque pleuré. Je vous en reparle dans le prochain mémo...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-6597145747638530724?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/6597145747638530724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=6597145747638530724' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/6597145747638530724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/6597145747638530724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/manifestation-police-danse-et-femmes.html' title='MANIFESTATION, POLICE, DANSE ET FEMMES'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RfUgtUXZYXI/AAAAAAAAABo/KXVGYDhsrjI/s72-c/Femmesgagnantesfinoccupation.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-699202714488273578</id><published>2007-02-12T15:20:00.000-08:00</published><updated>2008-06-17T10:14:02.431-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>AMANDLA ! SYNDICAT ET NOIX DE LANGAGE</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Je tiens tout d'abord à remercier ceux qui m'ont écris apres avoir lu mon appel au secours (j'ai l'impression de faire un discours devant la nation blogueuse de ce monde).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commence a me sentir comme un vrai coopérant. J'ai produit un blog pour le syndicat GIWUSA (&lt;a href="http://www.giwusa.blogspot.com/"&gt;http://www.giwusa.blogspot.com/&lt;/a&gt;). Je voulais au début faire un site, mais j'ai compris assez rapiment que les connaissances informatiques sont trop élémentaires pour que je puisse faire le site et enseigner son utilisation avant que je ne parte. Je vous avais parler précédemment de ce groupe (GIWUSA). Samedi dernier, j'ai filmé une grande réunion syndicale regroupant environ 150 personnes représentant plus de 14000 ouvriers. C'était incroyable. Nous étions dans une salle avec une scène datant d'au moins 2 siècles. J'ai pu filmé des plans assez stupéfiant (PD150, tu me manques tellement) et encore une fois, j'ai assisté à des moments d'une magie intense, sereine, stupéfiante. Chaque fois qu'un homme parlait, il criait AMANDLA (qui signifie power, puissance, pouvoir). Le reste de la foule crie des mots en Xhosa qui signifie "au peuple". Lors de la pause, les gens chantaient, tapaient des mains et des pieds. J'ai cru un instant que j'hallucinais - j'imaginais les groupes alliés à la CSN ou à la FTQ en train de danser. Ce qui est beau, magnifique, c'est que le combat se fait sur le terrain, par le chant, seule arme contre l'ennui, seul droit dont l'homme noir ait gardé le droit durant l'apartheid. J'ai aussi mangé des trucs bizarres, certains bons, d'autres moins. En grand garcon j'ai terminé mon assiette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui je pars dans un bidonville à proximité d'Orange Farm pour filmer la pauvreté. Un bidonville, c'est l'aliénation du monde. Un ramassis de tôle et de toile qui habrite l'homme. À ce prix je prefere la tente. C'est plus salubre&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais aller vivre un peu de magie. Je vous en raporterai un bout, promis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;AMANDLA !!&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-699202714488273578?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/699202714488273578/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=699202714488273578' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/699202714488273578'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/699202714488273578'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/amandla-syndicat-et-noix-de-langage.html' title='AMANDLA ! SYNDICAT ET NOIX DE LANGAGE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-263167219575952009</id><published>2007-02-09T15:18:00.000-08:00</published><updated>2008-06-16T15:20:28.507-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>MAISON, DODO</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Hier soir, après une longue attente de plus de deux heures, on m’a reconduit chez mon nouveau chez-moi, ici maintenant, chez Andile (il faut prononcer Ang-di-lé). C’est un homme très petit et très mince avec une petite bedaine – il me fait penser à Ghandi par sa physionomie – avec des lunettes rondes et un sourire qui traverse tout son visage. Je ne décèle chez lui aucune forme de stress; la vitesse et la performance sont des éléments absents de sa personne (à première vue). Cette impression fait contraste avec le niveau de sécurité des habitants : toutes les maisons de la classe moyenne et aisée possèdent un système d’alarme; chacune est munie de barbelés, des gardes sont postés à plusieurs coin de rue. Une espèce de phobie subsiste, résultat direct de l’après-apartheid et de la forte criminalité qui sévit dans la ville. Le quartier dans lequel je réside est, quant à lui, sécuritaire et presque pittoresque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Angile ne vit pas seul : sa petite fille Linda, qui a six ans, vit également avec lui une semaine sur deux. Angile est l’ancien conjoint de Nina (la responsable de Khanya College et si vous avez lu les messages précédents, je sais, je me répète). La maison est grande; il y a des tapis partout et un chien saucisse qui s’appelle Body. Ma chambre est composée de deux lits simples avec une grande armoire en bois acajou. Des rideaux blanc cassé ornent la fenêtre. La décoration est simple, modeste, mais chaleureuse. Une jeune femme dont j’ignore l’âge – entre 24 et 28 ans peut-être, habite ici dans la chaumière au fond de la cours arrière (j’ai l’impression que je prends sa place, car j’imagine qu’habituellement, elle dort dans la chambre que j’occupe ). Elle est originaire du Mozambique et son prénom est Sokilé. Elle semble très timide et s’occupe de Linda lorsqu’elle arrive de l’école. Hier soir, Angile me raconta comment c’était difficile d’être monoparental. Il a une « girlfriend » qu’il voit une semaine sur deux et qui n’habite pas avec lui. J’ignore son nom mais je la rencontrerai éventuellement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, pour ma première journée de travail officiel, j’ai eu tout d’abord un meeting informel avec Ann-Katrin, une grande allemande qui travaille pour un musée. Mon premier mandat est de produire un court film(un trailer) et de faire un blog pour la promotion dudit musée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon deuxième mandat est de faire un blog pour Angile. Il travaille pour un organisme qui se nomme « GIWUSA ». Celui-ci milite pour les droits des travailleurs et la justice sociale au sein des communautés les plus démunis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai également rencontré un Rwuandais dont j’ignore le nom et qui est très sympathique. Je crois qu’il est gai, non pas par son apparence, mais il m’a dit qu’il regrettait le départ de Mathieu pour Bophelong car il le trouvait beau. S’il m’avait parlé des filles, j’aurais compris mais bon, de Mathieu, c’était plutôt louche. J’ai bien ri avec lui, d’autant plus qu’Internet coupait à chaque 15 minutes, « Welcome South Africa » que je me suis dit, en riant, et en riant pour Mathieu, Grrrrrr…. Mathieu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon je dors bien ici; la ville est agitée mais belle. Il manque seulement une piscine, comme à l’hôtel. On ne peut pas tout avoir mais c’est quand même dommage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n’ai pas d’histoire poétique à raconter, malheureusement, et je commence sincèrement à me demander si mon blog est lu à l’occasion ! Je ne reçois jamais de courriel ou de commentaires ! Magie d’Internet, quand tu nous tiens.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-263167219575952009?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/263167219575952009/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=263167219575952009' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/263167219575952009'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/263167219575952009'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/maison-dodo.html' title='MAISON, DODO'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-1402729882078660764</id><published>2007-02-06T15:13:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:21:00.941-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>CHANTS AFRICAINS</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;6 fevrier 2007, alors que les chiffres du temps ne valent plus rien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, Joburg fut ensoleillé plus qu’hier; la pluie s’est abattu en soirée, lavant du coup nos corps; ce fut une journée forte comme un charpentier, constructive. Levé, rencontre au sommet avec Mina (la responsable de Khanya College, l’organisme avec lequel je fais mon projet. Présentation,des participants, blabla habituel, blabla encore, et enfin la partie croustillante: nos mandats, pour moi et les 4 autres. Et à tour de rôle, Évelyne, Mathieu, Shelina et Véronique recoivent des explications sur leur stage respectif, les endroits où ils vont habiter, avec qui, quoi comment où et encore un qui, un qu’est-ce bien placé, puis enfin puis plus rien. Mina se tourne vers moi : "Ok, you, you stay in Joburg but...". Dans ma tête – et c’était sûrement vrai car les autres m’ont dit : tu es ben chanceux – j’ai entendu les mots "you need to wil&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rcj_xlEe_kI/AAAAAAAAAAM/6-G8hpXa3Io/s1600-h/IMG_1273.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5028550211188751938" style="margin: 0px 10px 10px 0px; float: left;" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rcj_xlEe_kI/AAAAAAAAAAM/6-G8hpXa3Io/s320/IMG_1273.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;l be independant; you can travel where you want; cinema profil, can make documentary, you’re freedom to do what you want; it’s your project". Vous vous imaginez ma reaction : j’ai la langue qui pend d’un côte, la bouche grande ouverte, j’ai presque les larmes aux yeux, j’ai des spasmes, le front coulant (à cause de la chaleur, s’entend). Ma caméra ne dormira pas pendant 8 semaines que je me dis... Je jubile, et me dis merde pourquoi j’ai pas ma PD150, mais bon faut penser espace dans le sac et sécurité dans la vie. On nous apporte de jolis chandails qu’on nous offre en cadeau, ils sont vraiment beaux. On rit. Tout le monde est content. Fin de la reunion.&lt;br /&gt;Étape 2 de la journee. Visite des Township d’Orange Farm, de Sebuken et Bophelong. Spectacle incroyable s’il en est un, le visage des townships reflète la pauvrete, la misère, l’exclusion et l’incompréhension. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Township - definition : emplacement ou terrain à grandeur variable, pouvant habriter des millions de personnes, sur lequel des habitations modestes furent construites pour éloigner les noirs des grands centres urbains. Cette main-d’œuvre servit (et sert encore, mais le joug qui sevit actuellement n’est plus celui de l’apartheid, mais celui d’un nouvel état capitalisme et d’un gouvernement quelque peu corrompu… ça se paie la liberté et une nouvelle constitution…) essentiellement à extirper les réserves d’or du sol sud-africain. Je pourrais en rajouter, mais c’est tellement ahurissant que je préfère me taire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un paysage creux comme la main, parsemé d’herbes hautes et de terre rougis par le soleil, Des habitations délabrées se regroupent au centre comme des enfants; on dirait une ville construite à même la souffrance, une ville de nécessité; mais ce n’est pas une ville, car ce quartier quelconque ne possède pas les infrastructures qui composent une cité. Ici, le multiculturalisme n’existe pas; malgre les 12% de blancs, malgre les métis, malgré les Boers, malgré et malgré… ici c’est l’homme noir qui se terre, qui se réfugie et qui met sa dignité sur le bûcher. Nous sommes à Sebuken, nous sommes blancs comme neige, nous débarquons là, ici, sur ce "ce n’est pas chez nous" et je sens le malaise traversé mes jambes. On nou&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RckAFFEe_lI/AAAAAAAAAAU/cgJMspYceFg/s1600-h/IMG_1282.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5028550546196201042" style="margin: 0px 0px 10px 10px; float: right;" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RckAFFEe_lI/AAAAAAAAAAU/cgJMspYceFg/s320/IMG_1282.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;s présente, on nous explique le projet coopératif qui prend forme dans la communauté : des femmes (il y a aussi quelques hommes, dont un trisomique, des femmes très âgées et des bébés couchés dans des serviettes; je m’amuse également avec un bambin qui me lance un ballon vert) brodent, fabriquent des colliers et autres trucs artisanaux pour la vente. Et c’est ici que le malaise arrive, lorsque je vois Jonatan Véronique et Shelina se munir de leur appareil-photo et filmer les artisans, comme des bêtes de cirque. Et je me dis : est-ce que j’aimerais qu’un inconnu me prenne en photo. Poser la question c’est y repondre. Puis, j’assiste à un moment magique.&lt;br /&gt;Je vois des femmes noirs s’assembler et former un cercle. Certaines chantent comme des louves, crient et tapent des mains et des pieds. Je crie et tape moi aussi, et mon corps bouge, comme un ordre commendé par une force invisible. Ces femmes, aux hanches et aux seins prohéminents, jouent avec leur silhouette; ces corps expriment la vitalité, la vie, la fertilité; c’est d’une beauté inouïe, avec leurs grands tissus colorés de jaunes, d’orange, de brun, de blanc et de pourpre. Parfois, durant le chant, elles s’agenouillent et agitent les bras en tout sens. L’une d’elle, avec force, pousse un long gloussement aigu, ajoutant a la spécificité du rythme que j’entends.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RckAj1Ee_mI/AAAAAAAAAAc/APwzALx7488/s1600-h/IMG_2546.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5028551074477178466" style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center;" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/RckAj1Ee_mI/AAAAAAAAAAc/APwzALx7488/s320/IMG_2546.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-1402729882078660764?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/1402729882078660764/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=1402729882078660764' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/1402729882078660764'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/1402729882078660764'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/chants-africains.html' title='CHANTS AFRICAINS'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/Rcj_xlEe_kI/AAAAAAAAAAM/6-G8hpXa3Io/s72-c/IMG_1273.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-8128427170192015088</id><published>2007-02-05T15:10:00.000-08:00</published><updated>2008-06-16T15:12:37.032-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>ARRIVÉE, NUIT, LEVÉE, SOLEIL, PISCINE</title><content type='html'>Bonjour chers lecteurs et bienvenu à ce nouvel envoi bloggeux...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois, j'ai atteri. Il fallait s'y attendre lorsque je suis embarqué dans l'avion mais je ne suis plus tout à fait sur que l'adage "tout se qui monte redescend" soit juste. Les quelques 18 heures de vol ont peut-être affaibli mon jugement sur ce propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon, et bien ce fut difficile a l'aéroport, pour moi et ma Choupette, et ensuite j'ai mangé trop de repas dans l'avion, j'avais des gaz vous pouvez pas savoir. Mais comme un gars propre garde ça en-dedans, j'avais des crampes pas possible. Vous marrez pas trop, c'est vrai quoi, dites-moi pas que ca vous soit jamais arrivé, je ne vous croirai pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis actuellement dans un hôtel, mais c'est plutôt une villa avec piscine, bar, salle d'entrainement et plusieurs cuisines. Quelques bières après mon arrivée j'ai dormi comme un bébé mais le décalage m'a réveillé à 6:00 ce matin en me disant : "Bonjour, lève-toi paresseux le soleil brille brille brille ! Bonjour, le soleil brille brille brille !".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là, on est les cinq chanceux (moi, Evelyne, Vero, Mat et Shelina) autour de la piscine. On va déjeuner bientot. Et Joburg, c'est chaud comme une fournaise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et comme on dit chez nous : j'ai envie d'une p'tite frette.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-8128427170192015088?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/8128427170192015088/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=8128427170192015088' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8128427170192015088'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/8128427170192015088'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/bonjour-chers-lecteurs-et-bienvenu-ce.html' title='ARRIVÉE, NUIT, LEVÉE, SOLEIL, PISCINE'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-142822595592553017</id><published>2007-02-02T15:03:00.000-08:00</published><updated>2008-06-16T15:09:47.197-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Afrique du sud'/><title type='text'>DEMAIN, COMME S'IL N'Y AVAIT PAS DE DÉPART, COMME SI TOUT ÉTAIT STAGNANT, COMME L'HIVER</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: arial;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Bon, on me reprochera peut-être de faire dans la facilité et non, ce n'est pas de la démagogie, mais j'ai décidé d'initier ce blog afin d'économiser temps et argent (car l'un ne va pas sans l'autre) et de transmettre le point de vue de mes expériences...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait, et pour ceux qui ne le savent pas, je pars le 3 février pour deux mois de soleil dans le creux de l'Afrique, à Johannesburg, et travaillerai avec un organisme -Khanya College- pour lequel je ferai je ne sais quoi encore; ce n'est pas encore décidé, on verra en temps et lieu (c'est aussi ça l'Afrique). J'ai passé les deux derniers mois dans les bureaux d'Alternatives (un ONG de Montréal) à parfaire mes connaissances des TIC. Vive SPIP ! À la tienne Étienne, à la tienne mon vieux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si je récapitule, je pars demain, 18h55, heure de Montréal, et volerai jusqu'à Amsterdam où j'atterirai vers **h**, heure d'Amsterdam. Trois heures plus tard dans les maritimes (d'Amsterdam, bien entendu), je prendrai un autre avion, histoire de ne pas mélanger les trajets, et passerai onze longues heures à traverser l'Europe et l'Afrique (à moins que je ne me trompe, mais c'est logique) pour aller rejoindre la pointe africaine zébrée. Heure d'arrivée : 21h50, heure de Johannesburg.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai seulement hâte de manger du poulet frit là-bas. J'aime bien le poulet. Et pour ceux qui savent ce qui s'est passé au Honduras, ça m'évitera d'arracher le cou d'une pauvre poule. Miam !&lt;br /&gt;Sinon, je ne veux pas écrire sans avoir un contenu approprié. Arrêtons-nous ici un instant. Méditons. Bien. Et soyez heureux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Salutations à tous, et spécialement les Blogtrotteurs et autres hurluberlus de ce monde. Et bien sur, Chérie, et Papa, et Mama et Frérot. Ahhhhhhhhhhhhhhhh......................c'est beau la vie...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-142822595592553017?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/142822595592553017/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=142822595592553017' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/142822595592553017'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/142822595592553017'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2007/02/demain-comme-sil-ny-avait-pas-de-dpart.html' title='DEMAIN, COMME S&apos;IL N&apos;Y AVAIT PAS DE DÉPART, COMME SI TOUT ÉTAIT STAGNANT, COMME L&apos;HIVER'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-4493602915889136455</id><published>2005-02-28T14:50:00.000-08:00</published><updated>2008-06-16T15:00:27.768-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maroc'/><title type='text'>DEPUIS TANGER, OÙ LA PLUIE LAVE LES DÉCHETS DES RUES</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est l'histoire d'un jeune garçon. Il a 9 ou 10 ans. Il se prénomme Ahmed, Tarhar, Youssef, Hassan. Cela importe peu. Tous les matins, il se lève et s'habille. Cet exercice peut lui prendre une demi-heure. Sa tante prépare le petit déjeuner. Sa mère, il ne la connait pas. Elle est morte lors de sa naissance; les complications dues à l'accouchement ont provoqué une hémorragie interne. Les médecins ont sauvé l'enfant, mais la mère succomba. Le père, quant à lui, s'est fait tuer lors d'une transaction de drogue qui s'est soldé par une fusillade entre deux bandes rivales. Le jeune garçon prend un morceau de pain, le trempe dans le bol de miel et difficilement, le porte à sa bouche. Il met plus d'une heure pour avaler son repas. Il a aussi renversé son verre de lait deux fois. Il se dirige vers la pièce ou 6 matelas sont disposés sur le sol avec quelques couvertures de laines. Ses cousins et cousines sont tous déjà partis. Certains travaillent et d'autres fréquentent l'école. Il saisit un sac de plastique noir. Il se dirige vers la sortie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans les ruelles de Marrakesh, Ahmed, Tarhar, Youssef, Hassan, peu importe, avance au rythme d'une tortue. Tous les passants, touristes comme citoyens, le dépassent sans faire attention. Ou un peu. Sur la rue Bâb Âgnaou, le jeune garçon marche avec son sac de plastique noir dans la main gauche. De sa main droite, il en sort un petit paquet de papier-mouchoirs. Il presse le pas, nerveusement. Ses gestes, saccadés, n'ont pas la motricité habituelle de tout être humain. Il s'arrête devant un jeune couple qui déjeune, sûrement des Français, présente le petit paquet de papier-mouchoir tout en émettant un son étrange. Sa voix n'est pas celle d'un enfant; indiscernable, sans articulation, inaudible, elle ressemble davantage à un long gloussement involontaire, une plainte de loup mélangée au chant du merle. Le couple, harassé, ne le regarde pas, la jeune femme au yeux bleus et cheveux châtains fait un geste de la main signifiant la négation face à la proposition du jeune garçon. Le message a passé. Il poursuit son chemin. Assis tout près de la table du jeune couple, un voyageur (un Allemand, un Suédois, un Belge, peu importe) regarde la scène, médusé et stupéfait. Il focalise son attention sur ce jeune garçon infirme qui propose ses paquets de papiers-mouchoirs aux passants. Ses yeux deviennent humides. Il aurait bien besoin d'un paquet de papier-mouchoirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir venu, ce même voyageur mange un repas sur la place centrale Jeema Elf Na. Un couscous merguez avec, comme entrée, une salade de poivron. Une petite fille - elle a peut-être 8 ans - lui touche le bras. Elle a un paquet de papier-mouchoirs dans les mains. Le voyageur a attrapé un rhume. Il fouille dans son porte-monnaie, en ressort les quelques dirhams nécessaires. Il sourit à la petite fille qui dit "Merci" et qui s'en retourne, heureuse de sa vente. Le voyageur devient pensif. Il se demande s'il y a une mafia du papier-mouchoir ici, à Marrakesh, qui utilise de jeunes enfants pour s'en mettre plein les poches. Une grande peine soudain s'empare du voyageur. Il ne comprend pas. Jamais un enfant ne devrait essuyer les larmes d'un adulte. Cette pensée bloque sa gorge. Il ne peut plus avaler son repas. Il retourne à sa chambre d'hôtel, chargé de rage et d'impuissance face à cette aliénation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-4493602915889136455?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/4493602915889136455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=4493602915889136455' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/4493602915889136455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/4493602915889136455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2005/02/depuis-tanger-o-la-pluie-lave-les.html' title='DEPUIS TANGER, OÙ LA PLUIE LAVE LES DÉCHETS DES RUES'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2166302401683777517</id><published>2005-02-21T14:44:00.000-08:00</published><updated>2008-06-16T15:01:20.460-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Maroc'/><title type='text'>CASABLANCA</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;De sous le soleil, à Casablanca, je suis en rêve, on dirait une ouverte sur le lieu non-commun et la chance est, encore une fois, à mes pieds tel un rendez-vous... Je suis parti de Sète vendredi avec trois heures de retard. J'ai rencontré Olivier, un charmant Parisien, réservé mais brillant. Le lendemain, j'ai fait la connaissance de Johanna (une Française) et de Boutayna (une marocaine). Cette dernière m'a invité chez elle, chez ses parents à Casablanca. Elle étudie présentement à Montpellier. J'ai été très bien reçu, j'ai mangé du tajine, demain je pars pour Essaouira et ensuite Marrakesh. Je voudrais vous écrire davantage, je suis en t-shirt, je suis sur un clavier arabo-français alors s'il y a des problèmes, je suis désolé. Je suis chez un ami à Boutayna, Hammed, je viens de bouffer et j'avoue que j'ai de la difficulté à tout digèrer. Une semaine ici ce n'est pas assez. Je ne m'ennuie pas du froid n'y de la neige. J'ai commencé ma tournée de cadeau.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2166302401683777517?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2166302401683777517/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2166302401683777517' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2166302401683777517'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2166302401683777517'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2005/02/casablanca.html' title='CASABLANCA'/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-1783579541760127833.post-2577451993221230181</id><published>2001-01-01T00:00:00.000-08:00</published><updated>2008-12-10T02:21:01.496-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='autre'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFgz9lwyM8I/AAAAAAAAAZM/Xs7VYjUFwgw/s1600-h/Sans%2Btitre-1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5212973701883114434" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFgz9lwyM8I/AAAAAAAAAZM/Xs7VYjUFwgw/s400/Sans%2Btitre-1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFgz22wCOWI/AAAAAAAAAZE/lSMUck7jGEI/s1600-h/Sans%2Btitre-1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/1783579541760127833-2577451993221230181?l=francoistherrien.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://francoistherrien.blogspot.com/feeds/2577451993221230181/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=1783579541760127833&amp;postID=2577451993221230181' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2577451993221230181'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/1783579541760127833/posts/default/2577451993221230181'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://francoistherrien.blogspot.com/2008/06/blog-post.html' title=''/><author><name>François</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08033674584625354628</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_EEqkkBJO5us/SFgz9lwyM8I/AAAAAAAAAZM/Xs7VYjUFwgw/s72-c/Sans%2Btitre-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
